3 > 14 décembre 2019

Je suis le vent

Jon Fosse / tg STAN Discordia

dossier de presse

Je suis le vent

Jon Fosse
tg Stan
Discordia [Belgique / Pays - Bas]

Le fait qu’écrire, écrire bien, s’apparente, comme on l’a dit, à une prière, me semble tout à fait évident. Mais cela paraît alors comme une sorte de prière presque criminelle.
Jon Fosse

Deux hommes appelés tout simplement l'Un et l'Autre se retrouvent après plusieurs années, l'un d'eux étant parti il y a longtemps. Ils sont vêtus de manière identique, costume noir, chaussures vernies un peu usées. Ils voguent ensemble sur l'océan à bord d'un voilier imaginaire. Conformément aux instructions de Jon Fosse «l'action ne doit pas être accomplie, mais rester imaginaire.» Entre eux, les silences pèsent autant que les mots. L’Un répond par monosyllabes, ou en reprenant par de subtiles variations ce que L’Autre dit, cherche à comprendre. Leurs paroles ont la densité du paysage, des «pierres rondes sur la grève, là-bas». La distance entre eux est immense, ne pourra jamais être comblée, malgré l’amitié. Peut-être à cause de cette amitié qui leur permet d’être ce qu’ils sont. Le théâtre de Jon Fosse se refuse à l’explication comme à la métaphysique, il est dans l’incertitude du présent. Je suis le vent est un projet en marge des projets plus importantes de tg STAN et Maatschappij Discordia. Damiaan De Schriver et Mathias De Kooning l’ont traduit du norvégien en compagnie de Maaike van Rijn et l’ont monté de suite. Il fallait des acteurs de leur trempe, des acteurs de métier, pour jouer ce texte sur la corde raide, et une grande amitié pour tenter la traversée.

Jon Fosse, né en Norvège en 1959, est un auteur contemporain essentiel de romans, essais, poèmes et livres pour enfants. Ses œuvres sont traduites dans plus de 40 langues ; il est l’auteur norvégien le plus joué avec Ibsen. En France, il a été mis en scène notamment par Claude Régy, Patrice Chéreau, Jacques Lassalle.

Théâtre
3 > 14 Décembre
mar 3 déc / 20:30mer 4 déc / 20:30mer 11 déc / 20:30jeu 12 déc / 20:30ven 13 déc / 20:30sam 14 déc / 20:30
théâtre Garonne
durée 55 min
spectacle en français
Coproduction
Tarifs de 10 à 25€
Je suis le ventGénérique
Coproduction

texte Jon Fosse 'Eg er vinden'
traduction en néerlandais Maaike Van Rijn, Damiaan De Schrijver, Matthias de Koning
traduction en français Terje Sinding
de et avec Damiaan De Schrijver et Matthias de Koning
régie technique Tim Wouters
costumes Elisabeth Michiels
production tg STAN et Maatschappij Discordia
coproduction théâtre Garonne - scène européenne, Toulouse
avec le soutien des autorités flamandes
création de la version française

tg STAN (compagnie associée) présente également cette saison Quoi / maintenant

Je suis le vent

eg er vinden’, ‘ik ben de wind

je suis le vent

se déroule à bord d'un voilier imaginaire;

l'action, elle aussi, a été imaginée,

elle est inventée et ne doit pas être accomplie, mais rester imaginaire.

il y a 2 personnes:

l'un (Matthias de Koning) et l'autre (Damiaan De Schrijver),

(…) c'est comme ça

les mots se font lourds

oui

mais pourquoi c'est comme ça

c'est tout simplement comme ça (…)

De temps en temps, entre leurs nombreuses activités habituelles, les acteurs de STAN et de Maatschappij Discordia lancent un projet annexe dont ils tirent un spectacle. C'est ainsi qu'est né Eg er vinden / Ik ben de wind/ Je suis le vent de Jon Fosse : Matthias de Koning (Discordia) et Damiaan De Schrijver (STAN) ont traduit, en compagnie de Maaike van Rijn, ce texte de l'auteur norvégien et ont aussitôt décidé qu'il devait être monté.

Deux hommes anonymes (appelés tout simplement l'Un et l'Autre) se retrouvent après plusieurs années, l'un d'eux étant parti il y a longtemps. Ils voguent ensemble sur l'océan à bord d'un voilier imaginaire. Conformément aux instructions de l'auteur «l'action aussi est inventée, imaginée, elle ne doit pas être accomplie, mais rester imaginaire». Comme dans nombre d'autres œuvres de Fosse, le langage est extrêmement dépouillé : ce qui est tu a au moins autant d'importance que ce qui est dit. À nous – et aux acteurs – de combler les lacunes entre les paroles.

Je suis le ventPresse

Un tour en bateau d'une beauté inégalée

"Les spectacles tels que (Je suis le vent) enrichissent l'art théâtral ; en fait, ils devraient servir d'étalon à toute pièce de théâtre. Mais la simplicité est trompeuse ; elle cache une richesse d'expression et une tension théâtrale infiniment grandes."
Kester Freriks, Theaterkrant, 21 décembre 2018

L'impuissance existentielle devient palpable dans Eg er vinden (Je suis le vent).
"La forme extrêmement dépouillée que les créateurs ont donnée au texte s'accorde parfaitement au thème. Le jeu intériorisé de De Schrijver, d'habitude tellement explosif, rend parfaitement son désespoir. Quant à de Koning, il accentue encore son jeu caractéristique, tâtonnant, presque distrait, ce qui rend perceptible la vulnérabilité errante de son personnage. Comme le courant passe entre ces deux comédiens, qui se donnent la réplique depuis plusieurs décennies déjà, l'amitié entre les deux hommes semble aussi pluridimensionnelle."

Marijn Lems, NRC, 27 décembre 2018
 

Poésie pure
C'est de la pure poésie, tant dans la scénographie à partir d'éléments primaux (la voile marron, la mer, les rochers nus, les pierres grises, les costumes noirs) que dans les textes philosophiques, lourds de sens.

Margriet Prinssen, Haarlems Dagblad, 17 janvier 2019

Portrait

Jon Fosse, né en Norvège en 1959, est un auteur contemporain essentiel de romans, essais, poèmes et livres pour enfants. Ses œuvres sont traduites dans plus de quarante langues ; il est l’auteur norvégien le plus joué avec Ibsen. En France, il a été mis en scène notamment par Claude Régy, Patrice Chéreau, Jacques Lassalle.

Fondé à Anvers en 1989, tg STAN – S(top) T(hinking) A(bout) N(ames) – se tourne vers l’acteur et refuse tout dogmatisme comme l’illustre son répertoire hybride.
Associée au théâtre Garonne, la compagnie y a présenté la plupart de ses spectacles.

Créé au début des années 80, aux Pays-Bas, Maatschappij Discordia a initié cette nouvelle vague du théâtre flamand et hollandais qui remet en question la fonction du metteur en scène pour replacer l’acteur au centre du dispositif de création (production et artistique). En rupture avec les conventions du jeu traditionnel, les acteurs de Discordia ont expérimenté sur le plateau une distance critique avec leurs rôles, ouvrant de nouvelles voies à l’interprétation. Conscients de jouer, à la recherche d’une vérité, ils créent une relation avec le public, témoin direct du processus de la représentation.
Matthias de Koning (co-fondateur de compagnie Discordia avec Jan Joris Lamers) était l’un des professeurs de Tg STAN au Conservatoire d’Anvers.