16 > 18 janvier 2020

L'Amérique

Serge Kribus
Paul Pascot

Dossier de presse

Serge Kribus
Paul Pascot

"– L’Amérique, ce n’est peut-être pas en Amérique.
– C’est où alors ?
– Peut-être nulle part qu’elle a dit, peut-être quelque part en nous."

Serge Kribus, extrait de L'Amérique

L'un est timide, idéaliste et inquiet : un révolutionnaire en mode furtif ; l'autre semble être une tête brûlée, il assure avec les filles, vole des bagnoles et connaît tous les bons plans : il est de ceux dont on dit qu’ils « connaissent la vie ». Il faut dire que nous sommes dans les années 70, une époque supposément bénie pour les rebelles et révolutionnaires de tout poil. À l'âge où l'on sort à peine de l'adolescence, Babar et Jo ne voudraient que vibrer au présent et changer le monde. Leur improbable rencontre les entraîne dans un road movie tissé d'amitié fulgurante, d'expériences dangereuses et de liberté réelle ou imaginaire. Talent prolixe, Paul Pascot s'empare de l'écriture électrique de Serge Kribus, épaulé par deux acteurs magnifiques : Maurin Ollès et Edward Decesari, pour créer cette Amérique qui est une image fidèle de la France d’alors – pas très éloignée de la France d’aujourd’hui. Entre illuminations des lendemains qui chantent et gueule de bois du surlendemain, L’Amérique dresse le portrait de deux solitudes qui peinent – mais avec quelle fougue ! – à se trouver. Car comme Babar et Jo, les artistes, les grands navigateurs et les explorateurs du quotidien le savent bien : le principal problème de l'Amérique, c'est de la trouver...

Théâtre
16 > 18 Janvier
jeu 16 jan / 20:00ven 17 jan / 20:30sam 18 jan / 20:30
durée 1h20
Tarifs de 10 à 25€
L'Amérique

NOTE D'INTENTION DE PAUL PASCOT

Est-ce que je me souviens de la première fois où je suis tombé amoureux ?
Où-est-ce que c’était ? Quel temps il faisait ?
Est-ce que j’ai vraiment choisi ma vie ?
Est-ce que j’ai le choix ?
Qu’est-ce que je ferai quand je serai grand ?
Est-ce que c’est déjà fini quand on est grand ?
Qu’est-ce que je peux faire pour changer le monde ?
Quelles sont toutes les questions qu’on peut avoir en commun ?
Et j’en ai combien, de l’espoir ?
Jusqu’à quand j’aurai envie ?
Qui sont ceux que j’ai rencontrés dans ma vie et qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui ?
Est-ce que je me rappelle de tous ?

J’ai découvert le texte de Serge Kribus, il y a 7 ans, au début de ma formation en tant qu’acteur à l’Ecole départementale de théâtre de l’Essonne. J’avais alors 22 ans, l’âge des personnages, et j’ai vécu une forme de révolution théâtrale de par la structure même du texte. Des va-et-vient entre le présent de la narration dans le présent d’une situation qui fait déjà partie d’un passé. Un entremêlement de temps qui me semblait être incroyablement intéressant à parcourir vivre comme un souffle d’air, comme une libération des « contraintes » par sa forme et son rythme dans l’écriture. Puis, le temps m’a laissé découvrir réellement le fond de ce qu’il racontait, de ce qu’il venait questionner. Et le monter est devenu une nécessité.

Jo et Babar, ces deux personnages que tout oppose, revivent ce qu’ils ont vécu ensemble dans un dialogue qui alterne entre un présent dans lequel ils ne sont plus et un passé où ils étaient. Ce qui est convoqué au plateau n’est que souvenir remémoré dans l’instant présent. Ils vivent tout ce qu’ils disent et tout ce qu’ils racontent. Et le (re)vivent de la manière la plus claire et précise qu’il soit, physiquement, sans accessoire, tout en endossant aussi, en plus de leur propre rôle, celui des autres personnages qu’ils rencontrent et croisent. C’est un travail d’horlogerie pour les acteurs. D’abord parce que le texte est réglé sur la bande sonore qui rythme et structure ce marathon d’amitié et de liberté, et participe au tourbillon qu’est cette pièce. Ensuite parce que ce travail est dépourvu de psychologie et d’affect, les situations arrivant trop vite pour qu’elles ne soient pas vécues comme un plongeon de la part des comédiens. La force de cette pièce n’est pas dans le contenu, mais dans ce qui lui échappe. Et dans tous ses points de chute.

« ... Les gens ne pensent plus qu’à gagner leur vie.
Et à force de vouloir gagner sa vie, on la perd. » BABAR

 

Qu’est-ce qu’il faut faire quand on ne croit plus en l’avenir proposé par ceux qui dirigent le monde ? Qu’est-ce qu’il se passe quand une société n’arrive plus à convaincre la jeunesse de la suivre ? C’est le point de rencontre, le parcours entre Babar et Jo qui me touche dans cette histoire, c’est leurs questionnements sur le monde qui méritent de raisonner dans les oreilles de ceux qui les écoutent. Leur rencontre se situe entre l’absence de prise de décision quant à leur avenir «imposé» - qui pourrait être subi -, et le besoin de liberté, le besoin de croquer bien fort la vie pour choisir la leur, quitte à devoir passer par la désobéissance et la marginalité.

« Je pense comme je veux et je fais ce que je veux ...
Tant qu’on est pas mort, 
on peut faire chier » JO

L'AmériqueEntretien

Pourquoi avoir choisi  L’Amérique de Serge Kribus ? Qu’évoque-t-il pour toi ?

L’Amérique de Serge K. est un texte que j’ai découvert, il y a 8 ans, lors de ma première formation de comédien à l’École Départementale de l’Essonne, sous la direction de Christian Jehanin. J’avais des lacunes face à ce monde qu’est le Théâtre et que je pénétrais difficilement et il y a eu la rencontre avec ce texte ; ce qu’il racontait et cette amitié que j’avais avec un camarade de promotion qui cachait à ses parents qu’il faisait du théâtre, qui rejetait sa religion familiale. Tout cela ressemblait tant à la rencontre et l’amitié qui nait entre Jo et Babar. Il y avait aussi ce désir de liberté, de choisir ma vie. J’avais tout quitté pour le Théâtre. C’était le premier texte qui me permettait d’avoir la sensation de vraiment toucher juste au jeu sur les planches, de part ce qu’il racontait, sa structure et le fait de pouvoir jouer tous les personnages que les héros rencontraient.

Quelques années plus tard, en sortant de l’ERAC, je l’ai relu. Et j’ai compris la dimension politique et philosophique que ce récit pouvait porter. Ces questionnements qu’il venait poser aux adolescents suspendus entre le temps de l’enfance et celui de l’adulte et ce qu’il venait poser aux adultes souvent perdus dans leurs responsabilités de supposés « grands ». Ce texte parle du monde d’hier, comme de celui d’aujourd’hui. Les cycles de l’histoire. Sauf qu’aujourd’hui, « le monde change, sous nos yeux » dans le mauvais sens et on ne fait pas grand chose pour l’en empêcher. Il fallait que je le monte à ma manière. Alors j’ai rencontré Serge, et je lui ai raconté ce que je voulais faire de son texte. Il m’a donné son feu vert.

Tu as fait le choix de deux acteurs aux physiques très marqués, voire archétypaux, est-ce un élément que tu as pensé en amont ?

Ce sont deux camarades, Edward Decesari et Maurin Ollès, que j’ai rencontrés dans le travail, sur scène. Et qui sont aujourd’hui deux amis. Ils ne se connaissaient pas et j’avais la sensation qu’il fallait qu’ils se rencontrent autour de ce texte. Dans la version de Serge, les deux comédiens sont des cinquantenaires qui se souviennent de leurs jeunes années. Babar est menu et Jo est balaise, à l’image de ce que ces personnages renvoyaient dans la pièce. J’ai voulu l’inverse. Babar devait porter physiquement le poids qu’il supportait de sa vie : c’est pour ça que j’ai choisi Edward, un comédien de 2 mètres et 150 kilos. Et Jo devait montrer physiquement sa fragilité, le vide à combler de sa vie pour faire contre point avec le récit que Babar fait de lui. C’est pour ça que j’ai choisi ces deux corps.
En partant du principe que le texte serait le prolongement du mouvement et de l’écriture de leur corps. Deux corps qui, déjà, racontent l’essentiel de Jo et Babar sur scène.

La scénographie quasiment symboliste (escalier de fer massif et sur pivot, pénombre, jeux d’ombres et de lumières, profondeur avec les panneaux en fond de scène), mêlée au jeu très réaliste, place les comédiens dans un entre deux : ils sont comme des figures empreintes d’universalité. Ils sont à la fois mystiques et populaires, non ?

La scénographie est un mélange de symboles que nous avons rêvé et rendu possible avec Christian Geschvindermann, le scénographe et ami du spectacle.

La tournette carrée est l’image du cadre dans lequel Jo et Babar doivent rester pour devenir de « bons » adultes. Le carré conforme aux attentes d’une société. Mais c’est aussi un ring sur lequel leurs plus belles batailles doivent avoir lieu, leurs blessures auront du mal à cicatriser. Le mouvement de la tournette : le tourbillon de la jeunesse, de ce texte, de ces souvenirs qui s’enchainent.
L’escalier en fer massif représente la difficulté avec laquelle ils gravissent les marches et son plongeoir-dans-le-vide annonce d’avance la fin du spectacle.

Le mur du lointain est une frontière, une limite, insurmontable (indépassable infranchissable), que l’escalier pourrait leur permettre d’enjamber pour atteindre la lumière de l’horizon. On ne sait jamais vraiment de quel coté du mur ils sont. Le mur est perforé à 80%. En fonction de la lumière, il devient dur et massif, comme il peut s’effacer et laisser paraître la lueur d’un horizon atteignable.
Les deux comédiens sont « les valseuses », comme les héros d’une tragédie contemporaine. Ils sont la jeunesse qui cherche son « Amérique » et la désillusion d’un tourbillon de jeunesse laissée pour compte. Ils sont une aube à la révolte comme une marginalité qui se fait écraser.

Dans un entretien avec Gérard Lucas, pour Le Dauphiné, tu affirmes qu’ « un texte c’est un mur d’escalade », ce qui fait écho, selon moi, à ton approche physique de l’œuvre de Kribus. Il y aurait donc une physicalité du texte ? Est-ce un outil (ton outil) pour mettre en scène un texte ?

Oui, c’est Jacques Allaire qui employait ce terme quand je travaillais sous sa direction. Ce n’est pas un terme qui match avec tous les textes, évidemment. Mais pour l’Amérique, c’est la meilleure image de direction d’acteurs. Et c’est ce que je leur dis. Leur texte a été travaillé comme une voie 7c de grimpeur. On a créé des prises de partout. Toutes différentes. Et s’ils en loupent une, rien de grave, ils s’accrochent à la suivante pour ne pas tomber. Puis comme à l’escalade, ils s’assurent l’un et l’autre à tour de bras. Ce texte, la manière dont on l’a travaillé, banni toute psychologie du comédien. Il n’est que physique. Ils n’ont pas à penser, mais à faire. Et c’est leurs actions physiques qui leur permettent d’avancer dans le texte.

Je ne dirai pas que c’est un outil.
Leurs outils sont le texte et leurs corps. C’est juste un imaginaire de travail.

Tu as appelé ta compagnie « Bon qu’à ça » : ça sonne à la fois comme quelque chose de restrictif mais aussi comme quelque chose de l’ordre de l’évidence, presque essentiel (exemple : ne pouvoir faire autrement)… Est-ce une espèce de fatalité heureuse et vitale ?

À la question de Libé « Pourquoi écrivez vous ? », Beckett répondait « Bon qu’à-ça ». Ca m’avait marqué.
La compagnie est symbolisée par un trombone. « Bon qu’à » tenir des feuilles entre elles. Cependant, si on décide de détourner le trombone de sa fonction principale, on peut ouvrir de multiples serrures.

Entretien de Paul Pascot réalisé par Pauline Lattaque, novembre 2019

L'Amérique

EXTRAIT DE LA PIÈCE, L'AMÉRIQUE DE SERGE KRIBUS

 

BABAR      Si tout va bien pourquoi?

JO      Je sais pas, je le sens.

BABAR      Non, tout va bien.

JO      T’as envie d’arrêter?

BABAR      J’ai envie de faire du théâtre, Jo.

JO      T’as envie de partir?

BABAR      Si tu voulais, on pourrait faire du théâtre tous les deux.

JO      J’aime pas le théâtre.

BABAR      T’as jamais essayé.

JO      On est toujours avec plein de gens. Moi, j’aime être seul. Et puis c’est
trop de boulot. Moi, j’aime pas travailler. Tu vas partir où?

BABAR      A Paris.

JO      T’as raison, pour le théâtre, c’est à Paris que ça se passe. Je viendrai te
voir.

BABAR     Jo.

JO      Quoi?

BABAR      Les Soviétiques ont envahi l’Afghanistan.

JO      De quoi tu me parles?

BABAR      Sadate s’est fait assassiné parce qu’il a signé les accords de Camp David.

JO      Et alors?

BABAR      Alors, on peut pas juste fumer des pétards. Le monde change, mon vieux,
le monde change sous nos yeux.

JO      Je crois que t’es aussi con qu’au premier jour.

BABAR      Faut faire quelque chose. Poser un acte. Viens faire du théâtre avec moi.

JO      Je vais faire un bon pétard. Après on ira se trouver deux nanas. Et demain, je te conduirai à Paris.

Serge Kribus / Paul PascotPortrait

Serge Kribus est né à Bruxelles en 1962. Il est auteur, scénariste, metteur en scène et comédien. Auteur d’une vingtaine de textes de théâtre dont plusieurs pour la jeunesse, il a reçu de nombreuses distinctions littéraires parmi lesquelles le Prix de la Critique et le prix Théâtre de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Il a publié de nombreux textes chez Actes Sud-Papiers, un texte dans le recueil La Famille publié par L’avant-scène théâtre et La Comédie Française. Son dernier texte, Clara Haskil prélude et fugue est également publié aux éditions L’avant scène théâtre. Ses pièces ont été mises en scène par Marcel Bluwal, Jorge Lavelli, Jean-Claude Penchenat et pour la nouvelle génération, Charly Marty et Paul Pascot. Son texte « Thélonius et Lola » sera mis en scène en octobre 2019 par Zabou Breitman. Les pièces de Serge Kribus sont traduites et jouées dans de nombreux pays.
Comme comédien, Serge Kribus a joué dans une vingtaine de pièces. Au cinéma et à la télévision, il a tourné avec Yves Boisset, Nina Companeez, Robert Guédiguian, Jeanne Herry, Tonie Marschall, Edouard Molinaro, Radu Mihaïleanu, Pierre Salvadori.
Serge Kribus travaille aussi depusi 30 ans à la transmission et la pédagogie. Il a été chargé de cours à Nanterre Université, à la Sorbonne Nouvelle. Il dirige aussi des ateliers d’écriture dans des collèges, lycées, et facultés

 

Paul PASCOT intègre l’École départementale de théâtre de l’Essonne en 2010 puis l’École Régionale d’Acteurs de Cannes en 2012. Parallèlement, le jeune comédien et metteur en scène anime un atelier théâtre à Kinshasa en République Démocratique du Congo et dans les quartiers de Courcouronnes en Essonne.
En 2015, il met en scène La Soucoupe et le Perroquet co-écrit avec Julie Cardile au Centre National des Écritures du Spectacle et joue sous la direction de Jacques Allaire dans Le Dernier contingent. En 2017, au Festival d’Avignon, il participe, au feuilleton théâtral mis en scène par Anne-Laure Liégeois, On aura tout. Il enchaîne en 2018 avec Les Soldats de Lenz, obtient son diplôme d’état de professeur de théâtre et monte son projet Fleuve sur la littérature contemporaine congolaise au festival des Effusions. Cette même année, comme une suite logique à sa collaboration artistique avec le Bois de l’Aune et le théâtre La passerelle à Gap, il crée La Compagnie Bon-qu’à-ça à Aix-en-Provence. L’Amérique est la première création de la compagnie.

L'AmériquePresse

EN ÉCOUTE

https://www.mixcloud.com/RadioRadioToulouse/en-prise-in-extremis-avec-paul-pascot-et-jo%C3%ABl-fesel-groupe-merci/

En Prise de Radio Radio (106.8 FM), émission de Sarah Authesserre du 6 avril 2019, dans le cadre du fetsival In Extremis, au théâtre Garonne.

Un temps d’échange pour entrer dans l’univers d’un acteur de la culture ou d’un artiste de la scène théâtrale, musicale, littéraire, de la danse ou du cinéma… Pour ce troisième et dernier plateau de Radio Radio consacré au Festival In Extremis et installé samedi 6 avril au théâtre Garonne, En Prise reçoit le metteur en scène Paul Pascot pour sa lecture - mise en espace de "L'Amérique" de Serge Kribus (avec Edward Decesari, Maurin Ollès & Florine Mullard) et le scénographe-concepteur de la performance "Programme" et de l'installation "Une Supérette" sur deux textes courts d'Eric Arlix.

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« Dans un subtil travail en épure (pas ou peu de déplacements), les comédiens, confinés chacun dans leur espace, ne se toucheront jamais, et pourtant, rarement une relation aussi fusionnelle a été portée à la scène. Paul Pascot, le metteur en scène nous offre une plongée bouleversante dans l’essence même du théâtre, soulignée finement par les lumières de Dominique Borrini. »

Zibeline

« Sur la scène, un seul accessoire, un grand escalier de fer qui tourne tout au long du spectacle souvent de manière imperceptible. Pas de décor, mais un jeu de lumières somptueux signé Dominique Borrini. Un texte qui claque porté par deux comédiens d’exception (...) Impressionnante de sobriété, la mise en scène de Paul Pascot est d’une beauté formelle absolue. Rappelant à la fois l’univers du roman de Steinbeck Des souris et des hommes et celui du célébrissime road movie Easy Rider la vision que Paul Pascot a de la pièce de Kribus, demeure déchirante d’humanité. On le doit à son travail d’une interlligence aiguë (...) La complicité entre les deux comédiens est plus qu’évidente. Elle éclate littéralement tout le temps des scène si intenses du texte et leur prestation au souffle épique renforce la magie de cette pièce noire et solaire à la fois, servie avec éclat et humilité. »

La Provence

« Un hymne à la vie, à la liberté et à la volonté de changer le monde. (...) Un road movie à travers les années 70 qui va sceller une amitié des plus touchantes. Un jeu d’acteurs magnifique. Une ambiance avec juste ce qu’il faut d’éléments pour permettre au spectateur de poser son propre imaginaire. Et cette astucieuse idée de toujours garder à distance les deux personnages comme pour mieux les rapprocher dans l’histoire. De la grande cuisine...»

Le Dauphiné Libéré

L'AmériqueGénérique

compagnie Bon-qu'à-ça
texte Serge Kribus
mise en scène Paul Pascot
assistante à la mise en scène Florine Mullard avec Edward Decesari et Maurin Ollès
regard complice et précieux Christian Geschvindermann
scénographie Christian Geschvindermann et Paul Pascot
création lumière Dominique Borrini
création son Léo Croce et Paul Pascot
costumes Séverine Thiébault
production Cie Bon-qu’à-ça
coproduction : Pôle Arts de la Scène, Friche la Belle de Mai; Théâtre La passerelle, scène nationale de Gap et des Alpes du Sud ; Théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence ;
avec le soutien de : ministère de la Culture - Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Région SUD - Provence-Alpes- Côte d’Azur ; Département des Bouches-du-Rhône
avec l’aide de la Spedidam
L’Amérique a été sélectionné par le réseau Traverses (fédération de lieux culturels de la Région SUD-Provence- Alpes-Côte d’Azur) et reçoit en 2018 le soutien du Fonds de coproduction mutualisé. Serge Kribus a reçu pour ce texte le Prix Théâtre 2006 de la SACD - Nomination Molière Meilleur Auteur 2006. Le texte L’Amérique est édité aux Editions Actes-Sud-Papiers. Le théâtre La passerelle accompagne la première création de la Cie Bon-qu’à-ça en portant la gestion déléguée de cette production durant deux saisons.