04 > 12 décembre 2019

Rémi

d'après Hector Malot / Jonathan Capdevielle

Dossier de presse

Rémi

d'après Hector Malot
Jonathan Capdevielle

"Quand tout va bien, on suit son chemin sans trop penser à ceux qui vous accompagnent, mais quand tout va mal, quand on se sent dans une mauvaise voie, on a besoin de s'appuyer sur ceux qui vous entourent et on est heureux de les trouver près de soi."

Hector Malot, Sans famille ( 1878)

Dans chacune des pièces de Jonathan Capdevielle, l'enfance joue un rôle primordial. Rémi, sa nouvelle création, vient du désir de s'adresser au jeune public à travers une adaptation libre du roman d'Hector Malot, Sans famille. La pièce est en deux épisodes : une pièce de théâtre suivie d'une fiction radiophonique (distribuée aux spectateurs à l'issue de la représentation), à écouter chez soi pour que " le spectacle accompagne les enfants jusque chez eux, et qu’il se poursuive dans l’intimité (...) ". Dans l'œuvre d'Hector Malot, Rémi rencontre un bonimenteur, entouré d'animaux savants qui l'initient à l'art du spectacle, en particulier à la musique. L'enfant parcourt la France, de ville en ville, et vit des aventures hors du cadre familial. Ce voyage, aussi périlleux que joyeux, est un vrai apprentissage qui confronte Rémi à la mort, à l'amour et à l'étrange. Apparaissent ainsi sur scène des personnages costumés et masqués, tout droit sortis de l'imagination de l'enfant. Ces compagnons de route, aux allures de poupées bizarres, affublés de tricot, de coton ou encore de dentelle, donnent corps au fantastique et à la dimension extraordinaire du conte.

Jonathan Capdevielle a présenté au théâtre Garonne Saga en 2015, repris en 2017, Adishatz en 2017, Jerk et A nous deux maintenant en 2018. Il est artiste associé au théâtre Garonne depuis 3 saisons.

Théâtre
4 > 12 Décembre
mer 4 déc / 20:00jeu 5 déc / 20:00ven 6 déc / 20:00sam 7 déc / 15:00sam 7 déc / 20:00mar 10 déc / 20:00mer 11 déc / 20:00jeu 12 déc / 14:30jeu 12 déc / 20:00
à partir de 8 ans
durée 1h30
Coproduction
Tarifs de 10 à 25€ ; moins de 16 ans 10€
Rémi

Note d'intention de Jonathan Capdevielle

Dans mes créations, l’enfant tient une place importante. Adishatz/Adieu, Saga et A nous deux maintenant font toutes, directement ou indirectement, référence à l’enfance. Les souvenirs d’enfance sont souvent moteurs dans mon processus d’écriture de dialogues ou de récits. Notamment dans Saga, pièce construite à partir de matériaux issus de la mémoire et qui met en scène les souvenirs personnels.

Cette figure de l’enfant aux multiples statuts - d’observateur, de témoin, d’acteur ou de fil conducteur de la fiction - révèle sous différentes formes la complexité du monde des adultes. En effet, mes pièces abordent des réflexions sur des sujets communs, comme par exemple l’identité, la sexualité, le rapport à la famille, aux racines et de manière générale ce qui constitue l’individu, d’où il vient et ce qu’il devient. L’enfant observe le monde des adultes et le considère comme une première référence, un exemple à suivre.

Ce sont ces notions d’apprentissage et de construction de soi qui me motivent à engager un travail destiné cette fois-ci au jeune public. Je désire mettre l’enfant au coeur d’une proposition dans laquelle je travaillerai à créer de l’empathie pour un jeune héros qui fait face aux épreuves parfois rudes que lui impose la vie, et qui sort grandi de ses expériences, qu’elles soient positives ou négatives. Ce personnage, secoué par de multiples émotions, est confronté à des situations parfois extrêmes, mais jamais il ne baisse les bras ; au contraire, il fait de son malheur une force et malgré son jeune âge apprend vite à se débrouiller et à s’en sortir.

En 1990, j’ai découvert à la télévision l’adaptation manga Rémi sans famille dont j’ignorais l’auteur et qui me fascinait. Suivre chaque soir de la semaine les aventures de ce jeune garçon m’excitait au plus haut point. J’ai donc acheté le roman d’Hector Malot.
L’œuvre aborde le thème de l’enfance et de la quête d’identité à travers une initiation qui se traduit par un voyage aux multiples rencontres. Un voyage qui révèle l’attachement à l’acte artistique, présenté comme un gagne-pain, un moyen de survie à la fatalité qui pèse sur le personnage de Rémi. Au début du roman, cet enfant héros repoussé par son père adoptif est confié, moyennant de l’argent, à un bonimenteur et sa troupe (des chiens et un singe), qui vont l’éduquer et l’initier à l’art du spectacle. Il parcourt ainsi la France de ville en ville avec cette singulière deuxième famille, dans l’espoir de se construire un autre avenir. L’enfant est ici, à l’inverse de Pinocchio, dans un rapport presque direct, réel, et authentique au monde, aux épreuves que lui inflige cette nouvelle vie de saltimbanque. La vie qui est ici clairement un terrain d’apprentissage et de réflexion pour le jeune enfant et dont l’objectif, est de continuer d’avancer bon gré mal gré en travaillant à devenir, non sans difficulté, indépendant.

Le roman, écrit à la première personne, endosse le statut d’un récit en apparence autobiographique, puisqu’on découvre que son auteur n’est nul autre que Rémi. Un Rémi devenu adulte qui nous fait part de cette histoire de vie singulière, celle d’un enfant adopté, vagabond, en quête de vérités.

Je souhaite créer deux épisodes, adaptés du roman, qui mettront en scène les différentes étapes de ce voyage initiatique. La matière du roman est conséquente, et je veux garder une certaine cohérence quant à l’histoire du personnage de Rémi et à sa manière d’évoluer, de se transformer. Cela nécessite de l’adapter en privilégiant les parties de dialogues mais aussi la narration, qui aide à développer dans le détail les descriptions ou les états d’âme des personnages du récit. La présence vocale ou physique d’un narrateur, comme par exemple le personnage de Rémi adulte, n’est pas exclue.

Je fais le choix de travailler l’espace théâtral dans son état brut. En l’absence de scénographie, ce sont les interprètes qui fabriqueront l’espace de la fiction, tandis qu’un système son immersif permettra de travailler des scènes hors-champ.
À la manière de mes précédentes pièces, les interprètes seront en capacité d’endosser plusieurs rôles et identités. Pour créer une multitude de personnages avec un petit nombre d’acteurs, je souhaite travailler sur les techniques du masque et ainsi m’appuyer sur leur force esthétique.
Le masque nécessite en effet un jeu précis. Il permet à l’interprète de travailler dans le détail, et de donner corps et voix à des personnages fantastiques. C’est cette métamorphose, cette incarnation totale, presque issue du rite et de la possession qui m’intéresse ici. Le personnage masqué peut évoquer le divin, comme le sacrifice, il impressionne, amuse, inquiète et amène de l’étrange, de l’irréel dans la représentation.
Cette idée du rituel sera également incarnée par le personnage de Vitalis, le bonimenteur chef de troupe. Dans le roman, cet homme au passé énigmatique est un nomade qui a une connaissance précise du voyage et des territoires. Lorsqu’il est en représentation, il maîtrise l’art de la parole et de la musique comme personne, il en impose lorsqu’il harangue la foule. Il est aussi une sorte de père, de guide spirituel pour Rémi. Il lui enseigne les bases élémentaires de l’éducation, il est une des réponses aux questionnements de l’enfant sur son rapport au monde et sur son fonctionnement.
 

Jonathan Capdevielle (Septembre 2018)

RémiEntretien

Entretien avec Dimitri Doré qui interprète le rôle de Rémi, et que nous avons vu dans A nous deux maintenant (2018), au théâtre Garonne

Dans ton parcours, tu as joué à de nombreuses reprises des rôles d’enfant, de jeune garçon et /ou fille (cinéma, théâtre, pièce radiophonique), qu’est-ce que ça convoque chez toi ? Quel(s) rapport(s) entretiens-tu avec l’enfance, qui n’est pas si lointaine ?

Dimitri Doré : Immédiatement, mes souvenirs se concentrent à Reims, là où j’ai grandi avec ma famille. Cela me rappelle la découverte de l’ordinateur dans les années 2000, mêlant des souvenirs d’école où je m’amusais à imiter physiquement mes professeurs à partir du mercredi après-midi, la télévision avec le lancement de la TNT, les sorties avec mon père qui m’emmenait voir des cirques qui passaient dans ma ville...
Suite à la rencontre de Jonathan Capdevielle en 2017, j’aime incarner des rôles d’enfants, spontanés et contemplatifs pour les uns, introvertis pour d’autres. Mon enfance a été heureuse et ce métier me permet de réactiver des images précieuses que l’on peut parfois oublier avec le temps, hélas.

En tant que comédien, qu’est ce que ça implique de jouer pour le tout public ?

D.D : Je ne connais pas encore le tout public... je vais le découvrir en même temps que Jonathan et notre équipe au fur et à mesure de l’exploitation de ce spectacle. Hâte de rencontrer ce tout - nouveau - public!

Qu’est ce que le personnage de Rémi représente pour toi ?

D.D : Il y a un peu de moi et de Jonathan Capdevielle à la fois dans ce personnage.
Rémi est un enfant curieux, inventif avec un tempérament assez fort. Il va finalement se rendre compte de certaines réalités que la vie peut amener lorsque l’on a 8 ou 18 ans (question de l’adoption, vivre avec un père absent, quitter le foyer familial, rentrer dans la pré-adolescence, etc.). C’est grâce aux rencontres, riches et décisives que Rémi s’orientera vers une vie d’adulte sans oublier et sans renier celles et ceux qui l’ont formés.

Cela fait plusieurs fois que tu travailles avec Jonathan Capdevielle, peux-tu nous parler du travail mené, notamment autour de cette dernière création, Rémi ?

D. D : Jonathan m’a offert une belle panoplie pour cette pièce : de la ventriloquie, un travail de voix en studio et même de la chanson. Notre travail se poursuit avec la même excitation et la même folie accompagné de mes trois partenaires de jeu Michèle GURTNER, Babacar M’BAYE FALL & Jonathan DRILLET.

Tu as prêté ta voix pour plusieurs pièces radiophoniques et une série (The Middle)… Quel rapport as-tu à la voix ? A ta voix ?

D. D : La voix permet de faire passer beaucoup d’émotions. Elle ne te trahit jamais. Il faut en prendre soin, la travailler et même s’écouter (le plus difficile parfois pour certaines personnes). Depuis mon plus jeune âge, ma voix est aigrelette. J’ai peur de n’avoir pas mué tant que cela à l’aube de mes 23 ans mais j’ai appris à me servir d’elle comme un outil de travail et à incarner des personnages à l’opposé de ma tessiture initiale.

En tant que jeune comédien, qu’est ce qui t’inspire et te guide ?

D. D : Mes inspirations viennent des personnes que je côtoie au quotidien, de mes anciens professeurs, des clowns comme Frédéric BLIN, la folie que peut amener Joséphine DE MEAUX ou Michel FAU, la discipline et la rigueur qu’avait Michel BOUQUET dans ses cours, l’énergie électrique de Tina TURNER lors de ces shows mais aussi des duettistes comme la bande des Branquignols orchestrés par Robert DHERY et Colette BROSSET, car j’ai toujours aimé rire en tant que spectateur, quelque soit l’âge que j’ai ou que l’on peut me donner.

Entretien de Dimitri Doré mené par Pauline Lattaque, octobre 2019

d'après Hector Malot / Jonathan CapdeviellePortrait

Jonathan Capdevielle est né en 1976 à Tarbes en France et vit à Paris.

Formé à l’École supérieure Nationale des arts de la marionnette, Jonathan Capdevielle est un artiste protéiforme, acteur, marionnettiste, ventriloque, danseur, chanteur, metteur en scène.
Il a participé à plusieurs créations, dont, entres autres : Personnage à réactiver, œuvre de Pierre Joseph (1994), Performance avec Claude Wampler (1999), Mickey la Torche de Natacha de Pontcharra, traduction Taoufik Jebali, mise en scène Lotfi achour, Tunis, (2000), Les Parieurs et Blonde Unfuckingbelievable Blond mise en scène Marielle Pinsard (2002), Le Golem mise en scène David Girondin Moab (2004), Le Dispariteur, Le groupe St Augustin, Monsieur Villovitch, Hamlet et Marseille Massacre (atelier de création radiophonique - France Culture), mise en scène d’Yves-Noël Genod (2004-2010), Bodies in the cellar de Vincent Thomasset (2013). Au cinéma, il interprète le rôle de Nicolas dans le film Boys like us, réalisé par Patric Chiha (sortie en septembre 2014).
Collaborateur de Gisèle Vienne depuis ses premières mises en scènes, il est interprète au sein de presque toutes ses pièces ; dans celles réalisées par Étienne Bideau-rey et Gisèle Vienne : Splendid’s de Jean Genet, Showroomdummies (création 2001, présenté au théâtre Garonne, re-écriture 2009) et Stéréotypie, et dans celles mises en scène par Gisèle Vienne I Apologize, Une belle enfant blonde / A young, beautiful blonde girl, Kindertotenlieder, Jerk, pièce radiophonique, Jerk, solo pour un marionnettiste, Éternelle idole, This is how you will disappear (2010) et Last Spring : A Prequel.

Il débute ses propres projets à partir de 2006 dans le cadre de performances. En septembre 2006, il crée avec Guillaume Marie We are accidents waiting to happen au Palais de Tokyo. En 2007, il crée la performance-tour de chant Jonathan Covering au Festival Tanz im august à Berlin, point de départ de sa pièce Adishatz/Adieu, créée en novembre 2009 au Centre Chorégraphique National de Montpellier Languedoc-Roussillon et en janvier 2010 au festival C’est de la Danse Contemporaine du CDC Toulouse / Midi Pyrénées. Convoquant le registre de l'autofiction, cette pièce dresse un autoportait fragile et nostalgique, qui restitue l'itinéraire d'un garçon entre vie réelle et vie fantasmée.
En novembre 2011, il présente Popydog, créé en collaboration avec Marlène Saldana au Centre National de la Danse – Pantin. En août 2012, sur une proposition du festival far° - festival des arts vivants de Nyon (Suisse) il propose Spring Rolle, un projet in situ avec deux interprètes, Jean-Luc Verna et Marlène Saldana.
Avec Saga, créée en février 2015, Jonathan Capdevielle ouvre une nouveau chapitre du récit autobiographique en travaillant sur des épisodes du Roman familial, avec ses personnages emblématiques et ses rebondissements. Une exploration des frontières entre fiction et réalité, entre présent et passé. En Novembre 2017, il signe sa dernière pièce, À nous deux maintenant, une adaptation du roman Un Crime de Georges Bernanos.
 

Jonathan Capdevielle est artiste associé au Quai / Centre Dramatique National d’Angers – Pays de la Loire, au théâtre Garonne, scène européenne, Toulouse et au Centre Dramatique National Orléans / Centre-Val de Loire.

d'après Hector Malot / Jonathan CapdeviellePortrait

HECTOR MALOT
 

Le sort réservé à son oeuvre est paradoxal. Reconnu de son vivant pour ses romans destinés au public adulte,  MALOT ne vit dans la mémoire qu’à travers quelques livres pour la jeunesse, littérature considérée comme mineure. Il est l’auteur de Sans famille, et rien d’autre. Mais l’ensemble de ses romans mérite un regard plus nuancé. Fils du notaire de La Bouille, MALOT passe sa petite enfance face à la Seine. Ce lieu contribue à former sa sensibilité en éveillant son imaginaire et son goût pour le voyage et l’aventure. Plus tard, à Bosc-Bénard-Commin, dans l’Eure, il rencontre les livres, préférant aux romans édifiants les récits d’aventures : là naît sa vocation d’écrivain.

Il fait son droit, mais refuse de se consacrer à une carrière juridique. Parti pour Paris contre la volonté de son père, il tente de faire jouer un drame mais ne réussit pas dans le monde du théâtre. Il devient journaliste en 1856 au Journal pour tous et, plus tard, collabore entre autres à l’Opinion nationale et au Courrier français. Son premier roman, Les Amants, premier volume de la trilogie les Victimes d’amour, est publié en 1859. Pour le rédiger, MALOT a recours à une méthode originale. Ayant retrouvé un ancien camarade du collège royal de Rouen, Jules Levallois, devenu critique littéraire et secrétaire de Sainte-Beuve, il lui lit le dernier chapitre rédigé, ils en discutent, puis le jeune romancier apporte les modifications qui lui semblent utiles. Une quinzaine d’années plus tard, il fait de même avec sa fille pour Sans famille. Les critiques des Amants et du deuxième volume de la trilogie, Les Époux, sont élogieuses, dont celles de Taine et de Zola.
Hector MALOT devient ainsi l’auteur réputé d’une oeuvre abondante et variée. En 1864, il fait construire une maison à Fontenay-sous-Bois, où il écrit la plupart de ses romans, une soixantaine, souvent publiés par épisodes dans la presse avant d’être édités en volumes. L’étude du sentiment amoureux et des passions est au centre de nombre d’entre eux, mais MALOT sait aussi relater avec réalisme des événements historiques : Clotilde Martory brosse un tableau saisissant du coup d’État de 1851 et Souvenirs d’un blessé rend compte avec précision de la guerre de 1870. Qualifié par Zola de romancier naturaliste, MALOT accorde au travail préalable à l’écriture une importance considérable.

Ce fut aussi un écrivain engagé : Un Beau-frère (1868) souligne les effets pervers de la loi sur l’internement d’office, Un Curé de province (1872) critique la vanité, l’ambition cléricales, Sans famille (1878) dénonce les souffrances infligées à des enfants par un exploiteur cynique, Marichette (1884) et Ghislaine (1887) évoquent les difficultés rencontrées par les enfants illégitimes, En famille (1893) met en lumière les mauvaises conditions de vie dans l’industrie textile et propose des innovations sociales. Dans sa vie aussi, MALOT sut défendre des causes justes. Il aida Jules Vallès exilé à Londres et favorisa la publication d’une partie importante de son oeuvre en dépit de désaccords fondamentaux. Devenu vice-président de la Société des gens de lettres, il défendit notamment la propriété littéraire à l’étranger. Conseiller municipal de Fontenay-sous- Bois et délégué cantonal, il défendit des idées progressistes, mais refusa toute charge politique véritablement importante.

MALOT reste une figure emblématique de la littérature destinée aux jeunes. Comment expliquer le succès de ses romans restés célèbres, Romain Kalbris, En famille et, surtout, Sans famille ? Peut-être, d’abord, par la dimension initiatique des intrigues : dans un monde difficile, des enfants conduisent avec obstination la quête de leur identité personnelle et sociale. Ensuite par les qualités des jeunes héros qui témoignent, en dépit des obstacles, d’une farouche volonté et révèlent de véritables qualités humaines : l’amitié, la générosité, le courage, la sensibilité. La construction même de ces romans maintient le lecteur en haleine et la langue, aisément accessible, est de qualité.

L’œuvre de MALOT destinée au public adulte n’est pas parvenue à s’imposer à la postérité. Il reste que ses romans pour la jeunesse sont de véritables œuvres d’art, qui ont puissamment contribué à rénover cette littérature.

RémiGénérique
Coproduction

PARTIE I
conception, mise en scène Jonathan Capdevielle
adaptation Jonathan Capdevielle en collaboration avec Jonathan Drillet
interprétation Dimitri Doré, Jonathan Drillet, Michèle Gurtner, Babacar M’Baye Fall
assistante à la mise en scène Colyne Morange
conception et réalisation des masques Etienne Bideau Rey
costumes Colombe Lauriot Prévost
assistante costumes Lucie Charrier
Coiffe Vitalis Mélanie Gerbeaux
lumières Yves Godin
musique originale Arthur Bartlett Gillette
création son Vanessa Court
régie générale Jérôme Masson
production, diffusion, administration Fabrik Cassiopée – Manon Crochemore, Manon Joly et Isabelle Morel
production déléguée Association Poppydog
coproduction Le Quai, Centre Dramatique National – Angers Pays de la Loire / Nanterre-Amandiers, centre dramatique national (FR) / Festival d’Automne à Paris (FR) / Théâtre Garonne, scène européenne Toulouse (FR) / Théâtre Saint Gervais – Genève (CH) / CDN Orléans / Centre-Val de Loire (FR) / L’Arsenic – Lausanne (CH) / Tandem – Scène nationale de Douai (FR) / TNG – Centre dramatique national de Lyon (FR) / Le Parvis, scène nationale de Tarbes (FR) / La Rose des vents, scène nationale Lille Métropole Villeneuve d’Asq (FR) / Le Maillon – Théâtre de Strasbourg – Scène européenne (FR), avec l’aide de la Région Ile-de-France, au titre de l’aide à la création.
avec le soutien du CND, centre national de la Danse – Pantin (FR)

PARTIE II
direction artistique Jonathan Capdevielle
adaptation Alexandre Lenot
en collaboration avec Laure Egoroff et Jonathan Capdevielle
musique originale Arthur Bartlett Gillette
réalisation sonore Laure Egoroff
chef opérateur du son & montage son Mathieu Farnarier
mixage Djai
bruitage Elodie Fiat
mastering Pierre Luzy – Music Unit
interprétation Jonathan Capdevielle, Dimitri Doré, Jonathan Drillet, Arthur B. Gillette, Michèle Gurtner, Anne Steffens
illustrateur du poster Etienne Bideau Rey
direction de production Fabrik Cassiopée – Manon Crochemore, Manon Joly et Isabelle Morel
en collaboration avec Air Rytmo – Maé Zamora
Studios d’enregistrement Music Unit (Montreuil), Creative Sound (Paris) et La Puce à l’oreille (Montreuil)
coproduction
Air Rytmo & Association Poppydog
avec le soutien de la SPPF et du FCM

Jonathan Capdevielle est artiste associé au QUAI CDN Angers Pays de la Loire, au Centre Dramatique National d’Orléans et au théâtre Garonne – Scène européenne, Toulouse. L’association Poppydog est soutenue et accompagnée par la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France - ministère de la Culture, au titre du conventionnement.