11- 17 avril 2019

Timon d'Athènes

William Shakespeare

De Roovers (Belgique)

Timon d'Athènes

Shakespeare
de Roovers [Belgique]

Après tg STAN, Dood Paard, Discordia, c'est au tour de De Roovers, autre collectif flamand, de débarquer au Garonne avec une tragi-comédie de Shakespeare, Timon d'Athènes, interprétée en français. Issus également du Conservatoire d'Anvers, les quatre acteurs fondateurs liés par une même passion de la littérature, travaillent sans metteur en scène et naviguent librement des auteurs de répertoire aux contemporains. En 2018, la compagnie a coproduit avec tg STAN, Infidèles d'après Bergman et on a pu voir Robby Cleiren également dans Trahisons, Les Estivants et La Cerisaie.
En 2013, De Roovers choisit de mettre en scène un « Cycle du Dollar », une trilogie sur la crise financière dont Timon d’Athènes constitue le premier volet. Timon est un riche citoyen d’Athènes, qui organise sans cesse des fêtes et prodigue des cadeaux à ses proches, répandant autour de lui une atmosphère euphorique. Quand ses coffres sont vides et les créanciers à sa porte, aucun de ses amis n’accepte de l’aider. Timon devient misantrophe avec autant d'ardeur qu'il était philanthrope ; plongeant dans un désenchantement amer et une haine des êtres humains, il se retire dans les bois où il couve des projets de vengeance. 
La parabole des dérives du système capitaliste est aussi noire que le traitement choisi est burlesque. De Roovers adapte la pièce dans une scénographie légère et distribue la trentaine de personnages à six interprètes qui changent de chemise - ou de postiche - comme de rôle, à un rythme soutenu avec une aisance stupéfiante. Une bouffonnerie maitrisée qui n'édulcore pas la violence terrible et intemporelle des mots que Shakespeare place dans la bouche de Timon : "Quant à toi, je voudrais que tu fusses chien pour pouvoir t’aimer un peu ».
 

Théâtre
11 > 17 Avril
jeu 11 avr / 20:00ven 12 avr / 20:30sam 13 avr / 20:30lun 15 avr / 20:00mar 16 avr / 20:00mer 17 avr / 20:00
théâtre Garonne
durée 1h30
Production déléguée / 1
de 10 à 25 €
Timon d'Athènes

Timon d’Athènes dans l’oeuvre de Shakespeare

Né en 1564 à Stratford et mort en 1616 dans la même ville, William Shakespeare est le plus grand dramaturge de la culture anglo-saxonne. Son oeuvre se caractérise par une très grande diversité, mêlant tous les genres (la farce, la comédie, la féerie, le drame, la tragédie). Elle s’adressait à un public composite, issu de toutes les classes sociales (dans le théâtre élisabéthain, le public populaire restait debout près de la scène, tandis que les privilégiés s’asseyaient aux balcons qui entouraient celle-ci de trois côtés).
On a l’habitude de discerner trois grandes périodes dans la production shakespearienne. La première, de 1590 à 1601, est l’époque de la jeunesse, de la fantaisie, des grands drames historiques. La deuxième, de 1600 à 1608, est le temps d’un désenchantement avec la présence d’une pensée devenue plus amère, plus désabusée. Au cours de la dernière période, Shakespeare semble s’abandonner plus volontiers à une fantaisie féerique, où l’intervention du surnaturel vient fréquemment transfigurer le tragique.
Timon d’Athènes est une pièce peu connue de Shakespeare qu’il aurait écrite avec Thomas Middleton, un autre poète et dramaturge anglais, vers 1607. Elle est habituellement classée dans les tragédies.

Timon d'AthènesGénérique
Production déléguée / 1

texte William Shakespeare
adaptation de Roovers
traduction Monique Nagielkopf
équipe artistique Robby Cleiren, Sara De Bosschere, Luc Nuyens, Sofie Sente, Reindert Vermeire et Bert Haelvoet
scénographie Stef Stessel
lumière Bert Vermeulen sound Eric Engels
costumes Pynoo
production de Roovers
avec le soutien de la Communauté flamande

Tournée française : le 9 avril à Tarbes au Théâtre du Parvis et les 23 et 24 avril à Aix-en-Provence au Théâtre du Bois de l'Aune

Timon d'Athènes

Le rôle de l’argent

La trilogie imaginée par la compagnie de Roovers s’appelle « Le Cycle du Dollar » et vise à traiter du rôle de l’argent. Timon d’Athènes en constitue le premier volet et nous questionne sur l’importance de l’argent dans les rapports humains. Une caractéristique de ce personnage est qu’il vit les deux situations extrêmes : dans un premier temps il est très riche, ensuite il ne lui reste plus rien de sa fortune. Le deuxième volet de la trilogie sera Les Gens déraisonnables sont en voie de disparition de Peter Hanke qui dépeint une assemblée de chefs d’entreprise, au coeur du monde des rivalités économiques. Finalement le dernier volet, Le marchand de glace est passé d’Eugene O’Neill montre les clients d’un saloon tentant d’oublier leur existence après avoir tout perdu.
Ces différents spectacles offrent des points de vue différents sur l’argent. Quel est l’impact de l’argent sur nos vies ? Pourriez-vous citer différents domaines où son impact est immense ? Y a-t-il des domaines qui échappent à son emprise ? Si oui, lesquels et pourquoi ? L’argent influence-t-il nos relations ? Si oui, de quelle(s) manière(s) ? Comment nous change-t-il quand il vient à manquer ou quand on en a énormément ? Influence-t-il le regard que nous portons sur les autres ? Si oui, de quelle(s) manière(s) ?

La méritocratie en question

Le rêve américain qui imprègne nos sociétés est basé sur l’idée de la méritocratie et de la responsabilité individuelle : chacun peut réussir sa vie grâce à ses efforts. Celui qui échoue devient un « looser » et c’est de sa propre faute. Dans Timon d’Athènes, le personnage central est très riche puis il perd tout. Les acteurs de la compagnie de Roovers font le parallèle avec la crise financière actuelle et ses retombées économiques sur la vie quotidienne des citoyens, singulièrement sur la population grecque. Frappée de plein fouet, cette population subit des mesures économiques draconiennes. Certains voient leur qualité de vie baisser de manière drastique, d’autres doivent soudainement demander de l’aide pour subvenir à leurs besoins de base. Dans ces vies qui basculent, où l’argent manque tout à coup, quelle responsabilité ont les individus ? Que pensez-vous de l’idée selon laquelle les efforts sont la clé de la réussite ? Voyez-vous d’autres paramètres qui peuvent jouer un rôle ? Si oui, lesquels?

Se positionner face au système

Quand Timon d’Athènes constate que ses amis, qui ont profité de ses fêtes et de ses cadeaux, refusent de l’aider quand il n’a plus d’argent, il entre dans une haine des êtres humains, une misanthropie féroce. Il dénonce dans ses invectives la trahison et l’ingratitude. Il quitte Athènes pour vivre au milieu des bois où il trouve de l’or mais il n’en veut pas : désormais, il ne veut plus être riche, la richesse étant devenue à ses yeux une route vers l’enfer. Sa position est radicale et irréversible. Cette voie du rejet total du système résonne comme un cri du coeur, animé par un désir de démolition globale. Il s’agit là d’un modèle de réaction qui permet de nous interroger sur notre manière de vivre, nous fait réfléchir aux autres options possibles. Quelle est votre sensation par rapport au système dans lequel nous vivons ? Qu’en pensez-vous ? Pensez-vous qu’il faille le modifier? Est-ce possible ? Si oui, de quelle(s) manière(s)? Est-il possible de s’organiser autrement, de vivre en dehors du système?

Timon d’Athènes, personnage étonnant

Timon d’Athènes dit « Timon le Misanthrope » est une figure mythique de la misanthropie qui aurait vécu au Vème siècle avant J.-C. à l’époque de la Grèce antique. Ayant perdu sa fortune, l’ingratitude de ses anciens amis lui aurait fait prendre en aversion tous les humains et il se serait retiré dans la solitude. Sa vie nous est racontée par Plutarque dans un passage de La Vie d’Antoine et par Lucien de Samosate dans Timon ou le misanthrope, deux oeuvres qui ont très probablement inspiré le personnage central de la pièce de Shakespeare. Cette figure qui a traversé les siècles est étonnante par son retournement total d’attitude, de généreux philanthrope à celui d’ermite misanthrope.
Timon se transforme en son propre contraire et il peut être intéressant de scruter les mobiles de sa conduite. Avez-vous déjà éprouvé la sensation d’être trahi ? Si oui, quelles émotions cette expérience a-telle suscitées ? Comment avez-vous réagi ? Que conseilleriez-vous de faire en pareille situation ? Se peut-il que l’extrême générosité du personnage dans la première partie explique sa haine extrême ensuite ?

 

De Roovers

Timon d'AthènesPresse

"Le spectacle est profond et intemporel. Cinq acteurs endossent deux fois plus de rôles, aidés par moult postiches et perruques, des inventions malicieuses et une interprétation « comme si de rien n’était » fort réjouissante. Sans oublier la puissance des textes shakespeariens. Chapeau bas !"

De Volkskrant, 11/3/2013

"Ce spectacle vivant et ingénieux réussit à distiller la pertinence actuelle du texte"

Documenta, 2013 n°2

"De Roovers jouent encore plus d’esbroufe et de points d’exclamation que jamais auparavant"

Knack, 6/3/2013

"Comme ils nous y ont habitués, les acteurs ne laissent passer aucune occasion de maîtriser intelligemment le
texte. Timon d’Athènes est du théâtre de texte interprété par des acteurs en pleine forme. Ce Timon marque au fer
rouge. Timon et son antagoniste Apemantus nous font voir qu’il nous faut devenir ce que nous sommes, quel qu’en
soit le prix."

De Morgen, 26/3/2013

Timon d'AthènesEntretien

Q: Qui est le collectif de Roovers ? Comment travaillez-vous et depuis quand ?

Robby Cleiren : Nous sommes quatre : deux femmes, deux hommes et un scénographe avec lequel nous travaillons depuis vingt ans. Nous nous sommes rencontrés au Conservatoire d’Anvers, d’où viennent aussi les tg STAN. Après nos études, nous avons décidé de travailler ensemble et nous avions envie d’être complices dans tous les choix qui sont faits pour créer un spectacle théâtral, c’est-à-dire du choix des textes et des lectures au choix des comédiens. Une chose prime : le texte. Nous jouons aussi bien des auteurs contemporains que des auteurs classiques, du répertoire. Depuis 1994, ça fait 24 ans

Q: Vous êtes installés à Anvers ?

Robby Cleiren : Oui, nous avons une salle de répétition là-bas et la plupart du temps c’est nous qui occupons l’espace. Quand nous partons en tournée, d’autres troupes et collectifs viennent y travailler. Nous jouons majoritairement en néerlandais et quelques spectacles en français, comme par  exemple : Les Noces de Tchekhov avec la musique de Stravinski (L’Histoire du soldat), et Timon d’Athènes que nous avons joué à Bruxelles.

Q: C’est la première fois que vous jouez Timon d’Athènes en France ?

Robby Cleiren : Oui, C’est la première fois. David Strosberg, le directeur du Théâtre des Tanneurs à Bruxelles nous a demandé si nous avions envie de faire une version française de cette pièce parce qu’il souhaitait la présenter dans son théâtre. Alors nous avons fait une traduction du texte. C’était la première fois que nous nous attaquions à un texte du répertoire en français. Nous l’avons joué à Bruxelles en 2017.
En revanche nous avons déjà joué en France avec Les Noces au Parvis de Tarbes, il y a longtemps. D’ailleurs c’est une pièce que nous jouions dehors dans l’espace public. Nous jouons aussi bien dans des théâtres qu’en extérieur.

Q: Est-ce un choix éthique et artistique ?

Robby Cleiren : Oui, et nous allons au mois de juin travailler sur La visite de la vieille dame de Dürrenmatt lors du festival « L’été d’Anvers », dans un ancien bâtiment dans les environs de la ville. Nous avons senti que jouer en dehors du théâtre amène la venue d’un autre public. Il y a toujours une barrière entre les habitués du théâtre et ceux qu’on rencontre là, par hasard, dans des festivals. Ça fonctionne d’ailleurs très bien avec les textes de Shakespeare car à son époque il y avait un public de jeunes, de vieux, de pauvres, de riches, de puissants et d’impuissants. C’était un très grand public et le texte pouvait toucher tout le monde.

Q: Timon d’Athènes fait partie du « Cycle du Dollar » que vous avez récemment monté. Cycle dans lequel vous dénoncez le système capitaliste inscrit dans la crise financière. Il y a aussi une réflexion sur les rapports humains… Comment avez-vous abordé ce texte aux milles facettes ?

Robby Cleiren : Le texte est pour nous comme «  un diamant brut », pas comme Roméo et Juliette, ou Othello. Avec Timon d’Athènes, Shakespeare créé une parabole crue. Certains personnages ont une psychologie tandis que les autres sont des figures, des archétypes. Ce qui est important pour nous dans ce texte, c’est la profonde fureur de Timon; c’est ce qui nous a touché lors de la lecture. Il y a un rapport à l’argent qui n’est pas correct  et c’est en écho avec la crise financière que nous venions de traverser : toutes les banques ont été sauvées par les contribuables et on ressentait au sein de la société quelque chose de profondément incorrect, injuste. Avec De Roovers nous avons voulu trouver des textes qui parlent de l’argent pour trouver une manière de résister à un endroit : que fait l’argent avec les gens ? Quel rapport cela crée ? Nous avons cherché dans la littérature où les textes s’emparaient de cette problématique et nous avons trouvé ces trois textes : Timon d’Athènes de Shakespeare, Le marchand de glace est passé d’Eugene O’Neill et Les gens déraisonnables sont en voies de disparition de Peter Hanke.

Q: La question qui vient alors se poser c’est : comment se placer par rapport aux autres ?

Robby Cleiren : Oui, comment les rapports humains changent. Avec Timon,  c’est clair : il est au début très généreux et a beaucoup d’amis. Il donne tout ce qu’il possède sans compter puis, quand les coffres se vident, il se retrouve seul. Il est si déçu qu’il se retire dans la forêt et tente de repenser la vie et cherche une manière de se venger. C’est surtout la déception et la fureur combinées dont il fait preuve qui nous ont marqués car c’était en parfait écho avec ce qu’il se passait dans la société à l’époque de la crise financière. Beaucoup de gens se sont retrouvés démunis pour réagir face à ça. Il y a une telle perversité dans ce système financier qu’on se sent très vite impuissant et abasourdi. Comment réagir  et faire face ? Le texte de Shakespeare en parle de manière très brute.

Q : C’est d’ailleurs présent dans l’écriture, un matériau textuel abrupt et rude dans les échanges, notamment lorsque Timon affirme vouloir « la perte du genre humain ».

Robby Cleiren : Oui c’est ce qui est intéressant dans ce texte, il y a des fragments philosophiques, d’autres plus drôles, d’autres très brutaux. C’est ce qui nous plait pour faire du théâtre car c’est de l’art brut.

Q: Il y a quelque chose de burlesque dans votre manière d’appréhender le texte.

Robby Cleiren : C’est probablement dû au théâtre de la pauvreté que nous incarnons, lié à nos réalités économiques, et au manque de subventions : nous manquons de moyens mais nous trouvons des solutions pour résoudre les problèmes théâtraux que posent le texte en terme de dramaturgie, d’espace, de scénographie. Il y a une énergie burlesque mais ça montre aussi que nous essayons de survivre. Ca donne un élan à cette tragédie misanthrope. Nous avons voulu nous emparer de la farce sans éviter la tragédie.

Q: Il y a une position qui va au-delà de la problématique financière qu’on retrouve d’ailleurs dans beaucoup de pièces de Shakespeare.

Robby Cleiren : C’est le regard qu’il pose sur ce personnage, c’est-à-dire quand il était prodigue, il avait déjà un sentiment de supériorité par rapport aux autres et quand il devient amer et odieux, le philosophe lui dit « tu n’es toujours pas à la bonne place. »  Ça va au-delà de l’argent, c’est aussi de l’ordre de l’humanité. Ce qui est très fort dans toutes les tragédies de Shakespeare, c’est qu’il évoque la chute des personnages. Il y a beaucoup d’ambivalence dans le regard porté sur eux, c’est ce qui les rend touchant.

Q: Pouvez-vous nous parler de la scénographie minimaliste mais précise de Stef Stessel ?

Robby Cleiren : Il conçoit l’espace avec le texte en mains et est toujours avec nous dans l’élaboration de la mise en scène. Il nous demande toujours « de quoi avez-vous besoin ? » et il fait aussi des propositions. Pour la richesse de Timon, il a pensé au début à un grand lustre puis, pour la deuxième partie, à la forêt qu’il a traité de manière plus abstraite. Ce sont toujours des choses simples que nous utilisons.

Q: Travaillez-vous avec d’autres compagnies que les STAN par exemple autour de productions ?

Robby Cleiren : Oui, nous avons notamment monté un projet de théâtre musical avec Musiktheater Transparant, Het Bezoek. Nous travaillons aussi avec d’autres compagnies en Flandres. Il y a plusieurs petites structures et compagnies hors de l’institution avec lesquelles il est possible de créer des spectacles. C’est une petite famille à Anvers, tous les comédiens se connaissent d’ailleurs, aussi bien au théâtre qu’à la télévision.

Interview réalisé par Pauline Lattaque et Bénédicte Namont, mai 2018

Shakespeare / de RooversPortrait

A leur sortie du Conservatoire d’Anvers, Robby Cleiren, Sara De Bosschere, Luc Nuyens et Sofie Sente désirent faire leurs propres spectacles, partager la responsabilité des créations et prendre collectivement les décisions : quelle pièce choisir ? Avec quels acteurs ? Quelle affiche réaliser ? Leur complicité et leurs discussions sont à la source de leur travail depuis plus de vingt ans. Lorsqu’ils cherchent un texte de théâtre, ils se dirigent aussi bien vers le répertoire classique (Shakespeare, Tchekhov et Eschyle, entre d’autres) que vers des auteurs contemporains (comme Paul Auster et Judith Herzberg). Une pièce doit plaire à tout le groupe pour être montée : classique ou contemporaine, il importe qu’elle réponde à une nécessité du moment, la nécessité de dire quelque chose de précis à un moment précis, qu’elle parle de notre époque, qu’elle apporte un regard particulier sur notre société.
Les acteurs effectuent un long travail autour de la table avant de ne commencer les déplacements dans l’espace qu’une dizaine de jours avant la première. Cette méthode se base sur l’idée que « quand un texte est bien compris, on sait comment le jouer ». Jamais ils ne font appel à un metteur en scène (leur manière de procéder est proche de celle adoptée par la compagnie Tg Stan, fondée en 1989, issue aussi du Conservatoire d’Anvers). En ce qui concerne les scénographies, le photographe et scénographe Stef Stessel les accompagne depuis leurs débuts. Pour certains projets, d’autres acteurs ou des musiciens les rejoignent.
En outre, ils créent aussi des spectacles destinés aux enfants et des spectacles musicaux.
Les formats de leurs spectacles peuvent correspondre aux salles de théâtres ou être adaptés à des festivals. Ces dernières productions, jouées en plein air, coïncident avec le désir de la compagnie de Roovers d’entrer en contact avec des personnes qui n’ont pas l’habitude d’aller au théâtre. La dimension sociale est importante pour la compagnie. Par exemple, elle s’est implantée dans un quartier populaire d’Anvers, à Borgerhout, et collabore pour la construction de ses décors avec l’association Kopspel qui met en place des programmes d’intégration par le travail.

http://deroovers.be/