[ʒaklin] Jacqueline

écrits d’art brut

Olivier Martin-Salvan

Théâtre / Musique
18sep>26sep
billet
vendredi 18 septembre 2020 / 20:30 / 1h
samedi 19 septembre 2020 / 20:30 / 1h
mardi 22 septembre 2020 / 20:00 / 1h
mercredi 23 septembre 2020 / 20:00 / 1h
jeudi 24 septembre 2020 / 20:00 / 1h
vendredi 25 septembre 2020 / 20:30 / 1h
samedi 26 septembre 2020 / 20:30 / 1h

« En définitive, je crois qu’on a tort de tenir en Occident la folie pour une valeur négative ; je crois que la folie est une valeur positive, très féconde, très utile, très précieuse. » Jean Dubuffet

Pièce intensément polyphonique, [ʒaklin] Jacqueline, écrits d’art brut fait résonner des voix dont la farouche singularité remue l’oreille autant qu’elle secoue l’esprit. Issus d’Ecrits bruts, livre séminal de l’historien d’art suisse Michel Thévoz (grand zélateur de l’art brut), trouvés dans les archives de l’hôpital Sainte-Anne à Paris ou ailleurs encore, différents textes se mêlent et se font écho. Au centre de cet ensemble chaotique se trouve Jacqueline, bouleversante jeune femme sous influence. Rompu au malaxage de mots hors normes (voire « hénaurmes »), particulièrement jubilatoire dans son truculent festin scénique adapté de Rabelais (Pantagruel), le comédien Olivier Martin-Salvan s’empare de toutes ces paroles non conformes, d’une saisissante puissance expressive, les incorpore et les régurgite avec un mélange remarquable de hardiesse et de délicatesse. Tel un caméléon borderline, affublé d’un improbable fatras vestimentaire multicolore, qu’il traîne tout du long, il se métamorphose régulièrement. Fauve en liberté, il tourne autour d’une cage métallique à l’intérieur de laquelle se trouve son unique compagnon de traversée, l’aventureux musicien Philippe Foch. De frappes en frôlements, de caresses en grincements, au moyen d’instruments et de matériaux divers, celui-ci élabore en direct une palpitante bande sonore aux riches modulations. Parfaitement accordés, jusque dans leurs dissonances, les deux acolytes plongent ensemble – et nous entraînent – dans de troubles abîmes aux fulgurants éclats poétiques.

conception artistique Olivier Martin-Salvan
composition musicale Philippe Foch
avec Philippe Foch et Olivier Martin-Salvan
collaboration à la mise en scène Alice Vannier
regard extérieur Erwan Keravec
scénographie, costumes Clédat & Petitpierre
lumières Arno Veyrat
traitement et spatialisation sonore Maxime Lance
conseil à la dramaturgie Taïcyr Fadel
retranscription des textes Mathilde Hennegrave
régie générale, régie son Maxime Lance
régie lumière Thomas Dupeyron
production, diffusion, coordination Colomba Ambroselli assistée de Nicolas Beck
production Tsen Productions
coproduction Le Tandem Scène Nationale de Arras-Douai, Le CENTQUATRE-PARIS, Le Lieu Unique Scène Nationale de Nantes, La Maison de la Culture de Bourges Scène Nationale, Scène Nationale du Sud-Aquitain, Tréteaux de France Centre Dramatique National, Théâtre de Cornouaille Scène Nationale de Quimper
avec le soutien de la DRAC Ile-de-France (aide à la création) et de la SPEDIDAM
accueil en résidence Le Tandem Scène Nationale de Arras-Douai, Le CENTQUATRE-PARIS, Théâtre de la Cité - CDN Toulouse Occitanie, Théâtre de l’Entresort de Morlaix, Tréteaux de France Centre Dramatique National
remerciements Alain Moreau, Annie Le Brun, Catherine Germain, Nadège Loir, Gian Manuel Rau, Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Saint-Anne à Paris, Collection de l’Art Brut Lausanne (Suisse), Réseau Fribourgeois de santé mentale à Marsens (Suisse), Kunstmuseum Bern (Suisse)
© crédits photo Yvan Clédat, Sébastien Marchal, Martin Argyroglo
 

  • Tarif Famille : Pour tout achat d’une place enfant (moins de 16 ans) l’adulte bénéficie d’un tarif à 16 euros
    spectacle à partir de 15 ans

Olivier Martin-Salvan
Œuvrant comme comédien depuis le début des années 2000, Olivier Martin-Salvan aime varier les registres, du tragique au comique, du classique au contemporain. Très attaché au travail en équipe, il chemine durablement avec plusieurs metteurs en scène, notamment Pierre Guillois, Benjamin Lazar et Valère Novarina. Il conçoit également des spectacles, seul ou en collaboration, par exemple Ubu (2015) ou Religieuse à la fraise (avec Kaori Ito, 2014). Il est actuellement artiste associé au Centquatre-Paris, membre du collectif artistique de La Comédie de l’Est Colmar CDN / direction Emilie Capliez et Matthieu Cruciani et également parrain de la promotion 30 de l’Ecole de la Comédie de Saint-Étienne – CDN.

Philippe Foch
Batteur de formation, il gravite depuis 30 ans à l’intérieur d’un riche territoire sonore allant des percussions asiatiques et indiennes aux matériaux bruts (phonolites, métaux, végétaux), jusqu’au traitement électronique. Son jeu et son écriture se déploient à l’intérieur d’une riche palette associant sonorités traditionnelles, contemporaines et concrètes, ainsi qu’un réel investissement physique. Il a collaboré avec de nombreux artistes résolument non-conformistes : parmi eux Akosh S. (8 albums), Les Amants de Juliette (5 albums), Erwan Keravec, Didier Petit, Sylvain Kassab, etc. Il a développé son langage en solo : Taarang (ensemble de 15 tablas et électronique) qui donne naissance à un album TAARANG (avec invités) sorti chez Signature Radio France en janvier 2015, LAAND solo autour du lithophone (ensemble de pierres sonnantes) et électronique. Il est artiste associé à Césaré, Centre National de création musicale de Reims et également à Athénor Centre National de création musicale de Saint Nazaire.