Le sensible incarné : de l’histoire du corps à celle des sensibilités

Rencontre
24sep

Labo d’histoire avec Nahema Hanafi, Delphine Peiretti-Courtis et Hervé Mazurel

Vendredi 24 septembre à 20 h au théâtre Garonne

La crise sanitaire nous a rappelé combien c’est aussi à travers le corps que nous percevons et expérimentons les événements du temps. Or, celui-ci a une histoire, qui s’incarne dans de nombreux objets d’étude : histoire du genre, de la construction du discours racial, de la médecine, des gestes dans leurs rapports à l’inconscient. Autant de pistes de réflexion dont il s’agira de débattre dans cette rencontre entre trois historien·nes des périodes moderne et contemporaine.

Nahema Hanafi est historienne moderniste et contemporanéiste à l’université d’Angers. Elle s’intéresse à l’histoire des pratiques épistolaires et aux récits de soi, à la place des femmes et aux études de genre. Elle a publié Le Frisson et le Baume. Expériences féminines du corps au Siècle des Lumières (PUR, 2017).

Delphine Peiretti-Courtis est historienne contemporanéiste à l’université d’Aix-Marseille. Elle étudie la construction des stéréotypes raciaux et sexuels sur les corps noirs dans la littérature médicale de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au XXe siècle. Elle publie cette année son premier livre Corps noirs et médecins blancs : la fabrique du préjugé racial, XIXe-XXe siècles (La Découverte, 2021)

Hervé Mazurel est historien des sensibilités à l’époque contemporaine à l’université de Bourgogne. Il étudie les imaginaires et les corps, la psychologie et l’intime et a notamment publié Kaspar l’obscur ou L’enfant de la nuit. Essai d’histoire abyssale et d’anthropologie sensible (La Découverte, 2020).