18 > 21 janvier

Je suis le vent

Jon Fosse / tg STAN / Maatschappij Discordia

Dossier de presse

Je suis le vent

Jon Fosse
tg STAN
Maatschappij Discordia

Après un premier passage à Garonne en 2019, ce duo mémorable entre un acteur et son maître – deux comédiens magnifique – méritait d'être rejoué et revu. Une traversée d'un texte de Jon Fosse, à bord d'un voilier imaginaire, par deux complices inséparables... à la vie, à la mort.

Deux hommes appelés tout simplement L'Un et L'Autre se retrouvent après plusieurs années, l'un d'eux étant parti il y a longtemps. Ils sont vêtus de manière identique, costume noir, chaussures vernies un peu usées. Ils voguent ensemble sur l'océan à bord d'un voilier. Pourtant, conformément aux instructions de Jon Fosse « l'action ne doit pas être accomplie, mais rester imaginaire ». Entre eux, les silences pèsent autant que les mots. L’Un répond par monosyllabes, ou, en reprenant par de subtiles variations ce que L’Autre dit, cherche à comprendre. Leurs paroles ont la densité du paysage, des « pierres rondes sur la grève, là-bas ». La distance entre eux est immense, et ne pourra jamais être comblée, malgré l’amitié. Peut-être à cause de cette amitié qui leur permet d’être ce qu’ils sont. Le théâtre de Jon Fosse se refuse à l’explication comme à la métaphysique, il est dans l’incertitude du présent. Je suis le vent est un spectacle en marge de projets de plus grande échelle de tg STAN et Maatschappij Discordia. Damiaan De Schrijver et Matthias De Koning l’ont traduit du norvégien en compagnie de Maaike van Rijn et l’ont monté tout de suite. Il fallait des acteurs de leur trempe, des acteurs de métier, pour jouer ce texte sur la corde raide, et une grande amitié pour tenter la traversée.

Théâtre
18 > 21 Janvier
mer 18 jan / 20:00jeu 19 jan / 20:00ven 20 jan / 20:30sam 21 jan / 20:30

durée 55'
en néerlandais surtitré en français
coproduction / reprise
Belgique / Pays-Bas
tarifs généraux de 12 à 20 € / tarifs adhérent·es de 10 à 15 €
Je suis le vent

• Eg er vinden’, ‘ik ben de wind / Je suis le vent

se déroule à bord d'un voilier imaginaire;

l'action, elle aussi, a été imaginée,

elle est inventée et ne doit pas être accomplie, mais rester imaginaire.

il y a 2 personnes:

l'un (Matthias de Koning) et l'autre (Damiaan De Schrijver),

(…) c'est comme ça

les mots se font lourds

oui

mais pourquoi c'est comme ça

c'est tout simplement comme ça (…)

 

intentions : de temps en temps, entre leurs nombreuses activités habituelles, les acteurs de STAN et de Maatschappij Discordia lancent un projet annexe dont ils tirent un spectacle. C'est ainsi qu'est né Eg er vinden / Ik ben de wind/ Je suis le vent de Jon Fosse : Matthias de Koning (Discordia) et Damiaan De Schrijver (STAN) ont traduit, en compagnie de Maaike van Rijn, ce texte de l'auteur norvégien et ont aussitôt décidé qu'il devait être monté.

synopsis : deux hommes anonymes (appelés tout simplement l'Un et l'Autre) se retrouvent après plusieurs années, l'un d'eux étant parti il y a longtemps. Ils voguent ensemble sur l'océan à bord d'un voilier imaginaire. Conformément aux instructions de l'auteur « l'action aussi est inventée, imaginée, elle ne doit pas être accomplie, mais rester imaginaire ». Comme dans nombre d'autres œuvres de Fosse, le langage est extrêmement dépouillé : ce qui est tu a au moins autant d'importance que ce qui est dit. À nous – et aux acteurs – de combler les lacunes entre les paroles.

Portrait

tg STAN – S(top) T(hinking) A(bout) N(ames) – a été fondé à Anvers en 1989, par Jolente De Keersmaeker, Damiaan De Schrijver et Frank Vercruyssen. Le collectif a joué quasiment tout son répertoire au théâtre Garonne.

Maatschappij Discordia existe depuis 1981 et est une association d’acteurs et d'actrices indépendant.es. La compagnie est actuellement composée de: Annette Kouwenhoven, Jan Joris Lamers, Matthias de Koning et Miranda Prein. L'association est basée à Amsterdam. Matthias De Koning était l’un des professeurs de tg STAN au conservatoire d’Anvers.

Jon Fosse, né en Norvège en 1959, est un auteur contemporain essentiel de romans, essais, poèmes et livres pour enfants. Ses œuvres sont traduites dans plus de 40 langues ; il est l’auteur norvégien le plus joué avec Ibsen. En France, il a été mis en scène notamment par Claude Régy, Patrice Chéreau, Jacques Lassalle.

Je suis le ventPresse

Je suis le Vent au théâtre Garonne
Quand ils ont découvert ce texte du grand auteur norvégien Jon Fosse, Damiaan De Schrijver et Matthias de Koning, frappés par l’intensité de l’écriture, ont voulu le monter de suite. Présenté à partir de mardi au Garonne par Tg Stan & Discordia « Je suis le vent » met en scène deux hommes, nommés l’Un et l’Autre. sur un voilier imaginaire,» L’Un écoute ce que l’Autre livre par monosyllabes... Sur le fil de l’existence, fragile et qui peut être rompu à tout moment, les silences ont autant de poids que les paroles. Leurs paroles ont la densité du paysage, des « pierres rondes sur la grève, là-bas ». La distance entre eux est immense, ne pourra jamais être comblée, malgré l’amitié. Un grand moment de théâtre.

Nicole Clodi, La Dépêche, 3 décembre 2019

Un tour en bateau d'une beauté inégalée
Les spectacles tels que (Je suis le vent) enrichissent l'art théâtral ; en fait, ils devraient servir d'étalon à toute pièce de théâtre. Mais la simplicité est trompeuse ; elle cache une richesse d'expression et une tension théâtrale infiniment grandes.

Kester Freriks, Theaterkrant, 21 décembre 2018

L'impuissance existentielle devient palpable dans Eg er vinden (Je suis le vent)."La forme extrêmement dépouillée que les créateurs ont donnée au texte s'accorde parfaitement au thème. Le jeu intériorisé de De Schrijver, d'habitude tellement explosif, rend parfaitement son désespoir. Quant à de Koning, il accentue encore son jeu caractéristique, tâtonnant, presque distrait, ce qui rend perceptible la vulnérabilité errante de son personnage. Comme le courant passe entre ces deux comédiens, qui se donnent la réplique depuis plusieurs décennies déjà, l'amitié entre les deux hommes semble aussi pluridimensionnelle."

Marijn Lems, NRC, 27 décembre 2018

Poésie pure
C'est de la pure poésie, tant dans la scénographie à partir d'éléments primaux (la voile marron, la mer, les rochers nus, les pierres grises, les costumes noirs) que dans les textes philosophiques, lourds de sens.

Margriet Prinssen, Haarlems Dagblad, 17 janvier 2019