Tchekhov dans la ville

création collective autour des Trois sœurs

Tchekhov / Julie Deliquet / collectif In Vitro

théâtre in situ
présenté avec l'Usine
16fév
[quartier Saint Cyprien ]

"Dans mille ans, l'homme soupirera encore : Ah, comme la vie est dure ! - et en même temps, il continuera, comme aujourd'hui, à craindre la mort et à ne pas vouloir mourir." Les Trois soeurs, Anton Tchekhov

Vous allez peut-être les rencontrer, échappés des Trois Soeurs : Irina, la soeur oisive, Andrea, le frère adulé, Macha, celle qui râle et ne supporte plus son mari. Attendez-vous à les croiser à la bibliothèque ou dans un salon de coiffure, à moins que ce soit à la maison de retraite ou à l’hôpital ! Macha va vouloir organiser une fête alors qu’Irina préfère se faire pomponner. Quant à Andrea, du moment qu’il peut étudier… Créé en marge de Mélancolie(s), Tchekhov dans la ville immerge pendant une semaine trois comédiens du collectif In Vitro dans le quartier St Cyprien à Toulouse. Ils choisissent chacun un lieu dans lequel ils travaillent une nouvelle adaptation du 1er acte des Trois Soeurs. S’imprégner des atmosphères, observer et apprendre de chacun, nouer des complicités pour faire jouer ensemble le réel et la fiction. L’enjeu est de mettre à l’épreuve les mots de Tchekhov au quotidien. À la fin de la semaine, les habitants sont invités à découvrir les épisodes de la pièce dans les lieux qui les ont vus s’épanouir.

adaptation et création collective Anne Barbot, Jean-Christophe Laurier, Richard Sandra et Annabelle Simon
production Collectif In Vitro, Théâtre de Lorient-CDN de Bretagne
partenaires Théâtre de Lorient-Centre Dramatique National de Bretagne, Théâtre Gérard Philipe Centre dramatique national de Saint-Denis dans le cadre du dispositif Culture Santé de la DRAC d’Ile-de-France

entrée libre

Le public est convié à assister dans une même journée à plusieurs épisodes, dans différents lieux choisis (dans le quartier St Cyprien). 

In Vitro a surgi en 2009, à l’issue d’une improvisation de six heures ! Julie Deliquet, metteuse en scène et cinéaste, est celle qui allume la mèche en lançant le thème ; puis elle lâche les rênes aux acteurs pendant une longue période d’incubation qui passe par le risque, la déstabilisation : des improvisations non-stop dans des lieux autres, des tournages de films, des confrontations à des personnes qui jouent leurs propres rôles. Une forme d’utopie in progress où la remise en question permanente devient une vertu, qui s’appuie sur un engagement total des acteurs. Ils sont auteurs de leur partition, capables d’emmener très loin leurs personnages. Dissemblables, ils explosent de vie sur le plateau. La Noce de Brecht, Dernier remords avant l’oubli de Lagarce, des créations collectives : Nous sommes seuls maintenant et Catherine et Christian (fin de partie). Pendant sept ans, In Vitro a arpenté le champ générationnel, à travers l’héritage idéologique des parents, ceux qui ont fait 68, les mariages, les deuils. L’insouciance a fait place au désenchantement et à la mélancolie. Ce dont parle naturellement Tchekhov. Leur présence à Toulouse débordera du théâtre pour infuser dans la ville, avec la complicité de l'Usine et Tchekhov pour guide.