15 mar > 17 mar

Ulysse(s)

D’après James Joyce / Isabelle Luccioni / Cie Oui / bizarre

x réservez
Théâtre

"Dire Ulysse de Joyce est une sensation physique jouissive, organique « à s'en faire pêter la mâchoire » !"
Isabelle Luccioni

Coproduction

traduction Tiphaine Samoyault
mise en scène, interprétation Isabelle Luccioni
scénographie Toni Casalonga
regard / direction d'acteur Laurence Bienvenu
regard dramaturgique Céline Astrié
vidéaste Bruno Wagner
créateur lumière Christian Toullec
créateur son Arnaud Romet
pianiste Philippe Gelda
costumière Sohuta

production Compagnie Oui Bizarre coproduction théâtre Garonne - scène européenne Toulouse, Le Parvis - Tarbes Scène Nationale, Scène conventionnée pour le théâtre et théâtre musical – Saint Céré/Figeac, Théâtre le Hangar- association Lohengrin, Le Ring - Scène Périphérique
La compagnie Oui bizarre a été accueillie en résidence, dans le cadre du dispositif FABER mis en place par le Conseil Régional Midi-pyrénés, à l’Usine, Scène conventionnée pour les Arts dans l’espace public (Tournefeuille / Toulouse Métropole) en  décembre 2013
remerciements Béatrice Biseul, Isabelle Moulis, sabelle Perry, Sonia Lindè. Le spectacle est subventionné et soutenu par la Ville de Toulouse, le Conseil Régional Midi-Pyrénées, le Département, La DRAC Midi-pyrénées

créé le 26 mars 2015 au théâtre Garonne, scène européenne Toulouse

Rencontre publique

Echanges avec Isabelle Luccioni à l'issue de la représentation du jeudi 15 mars.
Modération assurée par Philippe Birgy, Professeur au Département du Monde Anglophone (UT2), spécialiste de Joyce.
ENTREE LIBRE

15 Mars > 17 Mars
théâtre Garonne
Durée : 1h
Jeudi 15 Mars 2018 / 20:30
Vendredi 16 Mars 2018 / 20:00
Samedi 17 Mars 2018 / 20:00
de 8 à 22 €

Leopold titube saoul dans l’escalier assombri par la nuit pour s’affaler tête bêche dans le lit conjugal. Il bouscule Molly, perturbe son sommeil, réveille soudainement sa voix. La secousse du corps fait surgir un flot intarissable de pensées : huit phrases ininterrompues qui suivent le mouvement houleux d’une conscience toute abandonnée à la nuit.
Le défi pour l’actrice-metteuse en scène est de donner voix à une intériorité irreprésentable, à un texte non théâtral qui ouvre pourtant un chemin vers l’oralité. Portée par une traduction qui reste proche de l’œuvre originale pour rendre la folie du langage joycien – traduction sublime du chapitre XVIII Pénélope signé Tiphaine Samoyault, Isabelle Luccioni n’est pas Marion Bloom dite Molly. À l’écoute du tempo intérieur du texte, véritable « magnétophone intime », elle porte une voix sans l’incarner. Elle joue et scénographie le rêve du monologue.
L’antre aquatique qu’elle a créé en 2015 dans la pénombre des galeries souterraines du théâtre gagnera en ampleur dans cette reprise à l’Atelier 2. Isabelle sera la voix et le chant d’une femme à la fois désirante et obscène. Elle sera les bruits d’un corps à la lisière du sommeil, sa sensualité crue. « … et puis il m’a demandé si je voulais oui de dire oui ma fleur de la montagne et d’abord je l’ai entouré de mes bras oui et je l’ai attiré tout contre moi comme ça il pouvait sentir tout mes seins mon odeur oui et son cœur battait comme un fou et oui j’ai dit oui je veux Oui ». Suivant la pulsation sensible de cette Pénélope infidèle, elle donne pleinement à entendre la jouissance gourmande d’un texte libre et sauvage.

Biographie

Formée par Michel Mathieu en tant qu'actrice, Isabelle Luccioni recontre l'univers de Claude Régy et fonde sa compagnie en 1994. Elle travaille à placer l’acteur et son rapport au texte au cœur de sa recherche. À Garonne, elle a créé et présenté Le Mensonge de Nathalie Sarraute (2001-2002), Tout doit disparaître (c’est magnifique) (2010) et Les Quatre jumelles de Copi (2017).