À l'ouest

Olivia Grandville

Danse
présenté avec La Place de la Danse – CDCN Toulouse / Occitanie, Festival Ici&là
5fév>6fév
billet
mardi 5 février 2019 / 20:00 / 1h

"Frapper le sol avec les pieds, frapper la terre sacrée, communiquer avec les esprits, faire résonner le corps et la terre pour dire son existence au monde, sa résistance, sa rébellion, taper à réveiller les morts. Taper comme des sourds, espérer les fantômes, faire vibrer, secouer notre matière vivante, faire rempart à la mort embusquée, scander nos vies minuscules." Olivia Grandville

Olivia Grandville met le cap vers l’ouest à la rencontre de la musique et de la danse amérindiennes. C’est par le biais de Moondog qu’elle entreprend un travail de recherche sur les pulsations caractéristiques de ces musiques traditionnelles… Battements, vibrations, secousses… Les corps et sons scandent à l’unisson le pow wow et font résonner ce qui abrite la ritualité de ces peuples autochtones. Le tout est alors de battre le sol jusqu’à l’épuisement et d’investir le plateau comme un espace sacré. La chorégraphe contourne l’appropriation culturelle et affirme que c’est une culture toujours vivante malgré le génocide. Elle interroge à travers la dimension sociale, militante et mystique le rapport à la spiritualité des sociétés désacralisées et fait part de sa propre nécessité de danser en s’inspirant de cette forme à la fois très libre et codée.

cette pièce est dédiée à Marguerite Wylde (1950-2017)
chorégraphie
Olivia Grandville
textes et entretiens Olivia Grandville
remerciements pour leur coopération et leurs témoignages à Carl Seguin, Réjean Boutet, Malik Kistabish, Marguerite Wylde, Israël Wylde-McDougall, Katia Rock et Marie Léger
musiques Alexis Degrenier, Will Guthrie, Moondog
interprètes Lucie Collardeau, Clémence Galliard, Tatiana Julien, Marie Orts et Olivia Grandville
percussions et boîte à bourdon Alexis Degrenier ou Will Guthrie
réalisation et régie son Jonathan Kingsley Seilman ou Lucas Pizzini
lumières Yves Godin
conception scénique Yves Godin, Olivia Grandville
costumes Eric Martin
images Olivia Grandville
regard extérieur Magali Caillet
collaborations Stéphane Pauvret, Aurélien Desclozeaux, Anne Reymann, Fabrice Le Fur
remerciement à Amaury Cornut.
administration & production Christelle Dietzi
développement et diffusion Charles Eric Besnier (Bora Bora productions)
production La Spirale de Caroline
coproductions LU le Lieu Unique, Scène Nationale de Nantes, La Place de la Danse – CDCN Toulouse / Occitanie, la Ménagerie de Verre, Paris, le Centre Chorégraphique National de Nantes, Charleroi danse, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie- Bruxelles, le Centre National de Danse Contemporaine d’Angers
avec l’aide à la création et à la captation de l’ADAMI avec les soutiens de la Ville de Nantes, du Département de Loire- Atlantique, de l’Institut Français et de l’Ambassade de Franceà Ottawa, Canada. La Spirale de Caroline est soutenue par le Ministère de la Culture – Direction Régionale des Affaires Culturelles Pays de la Loire

de 10 à 25 €

De formation classique, Olivia Grandville démissionne de l'Opéra de Paris pour intégrer la compagnie Bagouet en 1988. Depuis une vingtaine d’année, elle développe ses propres projets, articulés pour beaucoup autour de la question du langage et du phrasé, qu’il soit musical, verbal ou chorégraphique. En 2010, elle crée Une semaine d’art en Avignon avec Léone Nogarède et Catherine Legrand, dans le cadre des Sujets à Vif puis Le Cabaret discrépant. Durant la saison 2013-2014, elle crée plusieurs formes solo, puis renoue avec de plus grandes formes : Foules est créée en 2015 et préfigure la pièce suivante, Combat de Carnaval et Carême.