5 déc > 9 déc

Evel Knievel contre Macbeth

Na terra do finado humberto

Rodrigo García

Espagne - France
x réservez
Théâtre

"Je n'ai aucune vérité à dire à qui que ce soit, j'offre simplement au public une fiction, et j'attends les réactions... Dans la pièce il y a pas mal d'ironie sur la vie quotidienne, sur nos difficultés à communiquer et à nous aimer."
Rodrigo Garcia

en français, espagnol et anglais, surtitré

texte, espace scénique et mise en scène Rodrigo García
avec Núria Lloansi, Inge Van Bruystegem et Gabriel Ferreira Caldas
assistant à la mise en scène Pierre-Alexandre Dupont
scénographie lumineuse Sylvie Mélis
vidéo Eva Papamargariti, Ramón Diago et Daniel Romero
son Daniel Romero, Serge Monségu
costumes Marie Delphin, Eva Papamargariti

Film Brésilien
réalisation 
David Rodriguez Muñiz
avec Rejane Maya, Merry Batista, Cássia Valle
production exécutive Dayse Porto / Movida Produtora de Conteúdo
assistants de production Manu Santiago, Ana Júlia Ribas
remerciements à l’Alliance Française de Salvador, Teatro Sesi Rio Vermelho, Escola de Dança da Fundação Cultural do Estado da Bahia, Tabuleiro de Acarajé da Dinha, Tabuleiro de Acarajé da Cira

production humain Trop humain - CDN de Montpellier
coproduction Teatros del Canal (Madrid), Bonlieu Scène nationale (Annecy), Teatro Nacional Cervantes (Buenos Aires)
avec le soutien du Fondoc

création le 15 novembre 2017 à hTh – CDN de Montpellier

5 Décembre > 9 Décembre
théâtre Garonne
Durée : 1h30
Mardi 5 Décembre 2017 / 20:00
Mercredi 6 Décembre 2017 / 20:00
Jeudi 7 Décembre 2017 / 20:00
Vendredi 8 Décembre 2017 / 20:30
Samedi 9 Décembre 2017 / 20:30
de 14 à 27 €

Pour résumer l’affaire en vitesse – tout le monde a mieux à faire et il est déjà 20h passé – il s’agit d’une guerre encore plus longue et plus sanglante que celle de l’indépendance du Brésil, avec Ultraman et Neronga qui ont fait le voyage Tokyo – Salvador en classe affaire sans escales en passant leur temps à tripoter le cul des hôtesses et à vider le bar, appelés pour combattre aux côtés du motard cascadeur américain Evel Knievel qui se voyait mal libérer à lui tout seul le peuple Bahianais de la tyrannie d’Orson Welles déguisé en Macbeth qui s’était emparé du pouvoir et avait eu, qui plus est l’idée brillante de rétablir l’esclavage. Bref, un cinglé.
Neronga et Ultraman – ennemis depuis les années 70 et luttant pour la première fois dans le même camp – et Evel Knievel sont rejoints par l’arménien Martín Karadagián, la Momia Blanca, El Ancho Ruben Peucelle, Hippie Jimmy, le Pibe 10 et la Viudita Misteriosa, qui eux ont atterri lessivés d’un vol intérieur Aerolineas Argentinas, qui a fait Cordoba – Buenos Aires – Cordoba (encore ?) – Santiago du Chili – La Paz, où ils ont changé d’avion pour un Airbus de la compagnie brésilienne GOL, qui fait vraiment flipper, pour aller de La Paz à Salvador. (...)
Et c’est ce tableau désolant que découvrent les philosophes Lysias et Démosthène en arrivant à Salvador pour un voyage de fin d’études, venus d’Athènes en BlaBlaCar et gardiens d’un vieux navire rouillé qui transportait le décor d’une pièce d’Eschyle remasterisée (comme d’habitude : un phallus géant couvert de strass flirtant avec le style ionique) qui devait être représentée dans un festival international annulé, comme il fallait s’y attendre, à cause de la guerre de Bahia. Mais le navire avec le phallus avait déjà levé l’ancre depuis des semaines.
Ensuite, franchement, qui sait ce qui va se passer avec tout ça ? Moi je ne sais pas. Il y a des tas de points d’interrogation. Par exemple : comment Neronga a-t-il pu arriver en Boeing 747 s’il ne passe pas la porte ? Ce sont des choses qui s’éclairciront dans la pièce et sinon, qu’on rembourse les places, bande d’escrocs !
Rodrigo García