Demi-Véronique

Jeanne Candel / Cie la vie brève

Coproduction / Compagnie associée
14fév>22fév
billet
mercredi 14 février 2018 / 20:00
jeudi 15 février 2018 / 20:30
vendredi 16 février 2018 / 20:30
samedi 17 février 2018 / 20:30
mardi 20 février 2018 / 20:00
mercredi 21 février 2018 / 20:00
jeudi 22 février 2018 / 20:00

"Nous voulons utiliser la musique de la cinquième symphonie de Gustav Mahler comme un "ouvroir" ; C'est celle qui guidera nos pas, nos gestes d'écriture, pour composer un objet que nous imaginons être un ballet théâtral, une épopée musicale."

« Demi-Véronique » est le nom d’une passe en tauromachie qui voit le taureau absorbé en plein élan par l’éventail de la cape du torero et contraint, par une courbe serrée de sa hanche, jusqu’à l’arrêt de sa charge. En musique, ce pourrait être un soupir.
Ils sont trois co-auteurs cette fois, à relever le défi de s’aventurer, entre le théâtre et la danse, sur le chemin ouvert par la Ve symphonie de Malher ; une œuvre inouïe qui débute par une marche funèbre et s’achève dans une apothéose joyeuse : « Un premier mouvement de notre ballet pourrait être : effriter le monde ‑ émietter le monde et un deuxième mouvement : reconstruire‑refonder avec les miettes. »
 Jeanne Candel

"Ce qui frappe, ce qui « captive » au sens physique du terme quand on écoute la cinquième symphonie de Mahler c’est cette oscillation entre une humanité sans limite et quelque chose que l’on pourrait classer du côté de la parodie, de l’ironie. Mahler incorpore à sa symphonie des matériaux appartenant à la mémoire collective, un levain de musiques populaires qui viennent de loin, qui resurgissent ou plutôt apparaissent, comme des petits orchestres fantômes, tels des survivances qui évoquent les profondeurs de l’âme. La musique de Mahler déverrouille des espaces, fait passer d’un monde à l’autre, avance en trimballant des mondes secrets, des choses cachées qui ne demandent qu’à jaillir, à naître ou renaître. La musique ouvre des espaces intérieurs, elle nous fait passer d’une sombre mélancolie à une sauvagerie panique, d’un terrain catastrophique à une percée de bonheur retrouvé. Elle console et inquiète dans le même mouvement. Pour cette création, la cinquième symphonie de Mahler est notre impulsion, notre essence, notre terreau et de manière très libre, elle revêt différentes fonctions. Tour à tour ou simultanément, elle est notre personnage principal et notre décor, notre monologue intérieur et notre théâtre des matières. Notre rapport à elle est mouvant, pas dogmatique mais organique. Nous cherchons à dialoguer avec elle - elle est par moments notre «troisième personne intime», elle est le mouvement vital, le paradoxe de l’âme."
Jeanne Candel, Caroline Darchen, Lionel Dray

Spectacle tout public à partir de 10 ans

Un ballet théâtral à partir de la cinquième symphonie de Gustav Mahler
Une création collective de La vie brève
Avec
Jeanne Candel, Caroline Darchen et Lionel Dray
scénographie Lisa Navarro
régie générale et plateau Vincent Lefèvre
création et régie lumières Maël Fabre
création et régie sonore Julien Fezans
création des costumes Pauline Kieffer
créations textiles (les organes) Simona Grassano, assistée de Sara Barthesaghi Gallo
création céramique (les mouchoirs) Dora Stanczel
assistante à la mise en scène Carla Bouis
regard extérieur Laure Mathis
construction du décor Philippe Gauliard et Vincent Lefèvre
préparation physique Shyne Tharappel Thankappan
production Elaine Méric

Production La vie brève - La vie brève est conventionnée par la DRAC Île-de-France et bénéficie du soutien de la Direction Générale à la Création Artistique du Ministère de la culture et de la communication.
La création du spectacle est soutenue par la Fondation d’entreprise Hermès dans le cadre du programme New Settings
Coproduction La Comédie de Valence – Centre dramatique national Drôme-Ardèche, Le Théâtre Garonne – Scène européenne à Toulouse, Le Théâtre de Lorient – Centre dramatique national de Bretagne, La Fondation Royaumont, Le Théâtre de Nîmes – Scène conventionnée pour la danse contemporaine
Avec le soutien de la Région Île-de-France, de l’ADAMI et de la SPEDIDAM
Le spectacle a été accueilli en résidence de création à l’École des beaux-arts de Lorient et au Théâtre du Soleil.
Nous remercions chaleureusement Clément Mao-Takacs, Loïc Nebreda, Amélie Billault, Clara Favriou-Delaunay pour leur implication dans le projet à ses débuts — Roland Decaudin et l’équipe de l’École des beaux-arts de Lorient, Etienne Lemasson, Charles-Henri Bradier, Astrid Renoux, David Buizard, Pascal Gallepe et l’équipe du Théâtre du Soleil pour leur accueil en résidence — Patrice Riera, Roland Zimmermann, Florent Favier, Clément Vernerey pour leur aide à la construction du décor.
Jeanne Candel est membre du Collectif artistique de La Comédie de Valence - CDN Drôme-Ardèche et artiste associée au Théâtre de Lorient - Centre dramatique national de Bretagne, la vie brève est une compagnie associée au Théâtre Garonne, Scène européenne à Toulouse - La vie brève est accueillie en résidence par la Mairie de Paris au Jardin d’Agronomie Tropicale à partir de 2018.

Jeanne Candel est née à Toulouse où elle suit des études de lettres avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. De 2006 à 2011, elle crée quatre spectacles avec le metteur en scène Arpàd Schilling. Avec la vie brève, elle est artiste associée au théâtre Garonne qui a présenté une grande partie de son travail : Robert Plankett, Le goût du faux et autres chansons, co-mis en scène avec Samuel Achache, Le Crocodile Trompeur / Didon et Enée et Orfeo / Je suis mort en Arcadie.

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