Mathilde Monnier

Garonne a déjà présenté plusieurs pièces de Mathilde Monnier : Déroutes et Allitérations (2004), La Place du singe (2005). Sa nouvelle création, Records, est une production déléguée théâtre Garonne / OTTO PRODUCTIONS.

Records se présente comme une traversée musicale et chorégraphique. D’où part-elle et vers quoi tend-elle ?

La pièce a été impulsée début 2020 et elle a pas mal évolué par rapport à l’idée initiale, la pandémie ayant entraîné une dilatation du temps de création. Plus j’avance dans le processus, plus l’espace m’apparaît comme un thème essentiel, voire obsessionnel. Avant, l’espace nous apparaissait comme quelque chose d’ouvert, possible, illimité. Avec la pandémie, nous avons été contraints de vivre dans des espaces limités. Il est devenu plus difficile de se déplacer, tout est plus contrôlé, sécurisé. Par suite, nous sommes actuellement en train de construire un autre rapport à l’espace – qu’il s’agisse d’un espace proche ou lointain. Je crois vraiment que cela va être une préoccupation majeure des années à venir. Dans la pièce, c’est précisément ce que font les danseuses : elles découvrent et s’approprient ces nouveaux espaces, physiques ou mentaux, qui caractérisent le monde d’aujourd’hui...